Les défilés de la fête du Travail marquent le coup d’envoi d’un mois de mai d’action sociale. Dans les lycées la semaine prochaine, le 15 mai
avec les fonctionnaires et dans l’éducation nationale et le 22 mai contre le projet de réforme des retraites.
Cette semaine, L’Humanité Dimanche consacre son numéro à cette actualité sociale. En Vente en kiosque et auprès des militants dans les
défilés.
Quarante ans après, les syndicats fêteront aussi mai 1968 sur le pavé. La fête du Travail a cette année pour thèmes centraux le pouvoir
d’achat, les retraites et les sans-papiers.
Après des appels à la grève dans l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT,
FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d’une journée nationale d’action et de manifestations la semaine
suivante "pour la défense de la retraite solidaire". L’Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu’ils se joignaient au mouvement.
Dans de nombreuses villes de France, plusieurs syndicats afficheront dès jeudi leur unité derrière une banderole sur "les salaires, le pouvoir
d’achat, l’emploi, les retraites et la paix" : à Paris, comme à Marseille, Lille, Tours, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires feront cortège commun.
Dans la capitale, les leaders de ces organisations, exception faite d’Alain Olive (Unsa) qui défilera à Strasbourg, manifesteront côte à côte
de la République (départ 14H30) à la Nation. La CFDT n’avait pas défilé à Paris aux côté d’autres organisations depuis 2003.
Dans la lignée du mouvement qu’elle a initié il y a quinze jours en Ile-de-France, la CGT mettra en tête de son carré parisien des salariés
sans-papiers.
"Qui mieux que les travailleurs sans-papiers de France pour illustrer La fête du Travail et de la solidarité internationale ?", souligne
Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT, estimant qu’"ils ont conquis leur place dans le salariat français".
La question des retraites prendra également une nouvelle importance après l’unanimité syndicale affichée lundi contre le projet
gouvernemental.
Mais tous n’ont pourtant pas le même objectif : si FO et la CGT sont fondamentalement contre le passage à 41 ans de cotisation, la CFDT et la
CFTC ne sont pas opposées au principe mais estiment que rien n’a été fait, en particulier en matière d’emploi des seniors, pour éviter l’augmentation de la durée de cotisation en 2012.
Le mot d’ordre du 22 mai, volontairement large, n’entend "pas nier les différences d’approche existantes entre organisations sur les réponses
à apporter", ont d’ailleurs précisé les syndicats dans leur communiqué.
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par Papyves83
publié dans :
Luttes
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