Porte-parole des Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC) et ministre des affaires étrangères de cette organisation d’opposition armée, le commandant Raúl Reyes est mort, le 1er mars, en territoire équatorien (à moins
de deux kilomètres de la frontière). Contrairement à ce qu’a affirmé dans un premier temps le président colombien Alvaro Uribe à son homologue équatorien Rafael Correa, il n’y a eu aucun
affrontement entre le groupe de guérilleros qui accompagnait Reyes et l’armée colombienne. Ils ont été victimes, pendant leur sommeil, d’une « bombe intelligente » de technologie américaine
larguée par un avion ayant violé de dix kilomètres — revenant sur son objectif par le sud — le territoire équatorien. Pénétrant également dans le pays voisin, un commando héliporté a parachevé le
travail — le président Correa évoque un « massacre » —, emportant le seul corps de Raúl Reyes, comme un trophée.