Jeudi 1 février 2007
P.L. dans L'Alsace du 1er février 2007
Il y a un an, Marie-George Buffet, de passage à Audincourt, croyait à la mise en place d’une plateforme antilibérale. Elle n’a pas réussi à convaincre cette gauche de se retrouver sur sa seule candidature à la présidentielle. Dans le pays de Montbéliard, le Collectif du 29 mai est désormais en sommeil. La candidate sera aujourd’hui à midi à la portière Montbéliard de Peugeot-Citroën. Battre la droite et réussir à gauche : c’était la double exigence de Marie-George Buffet en février 2006 à Audincourt. À ses camarades de gauche, elle proposait un accord sur un projet antilibéral. Et non un catalogue de propositions « qui donnerait l’impression que demain, on rasera gratis ». Elle se disait alors satisfaite de la première rencontre des partis de gauche et souhaitait le rassemblement le plus large possible. Un vœu pieu. Collectif en sommeil Aujourd’hui, Marie-George Buffet se présente comme la candidate de la gauche populaire et antilibérale. Force est de constater que cette gauche antilibérale est désormais éclatée. La LCR d’Olivier Besancenot a repris ses billes et on évoque même une candidature de José Bové. Dans le pays de Montbéliard, le Collectif du 29 mai, né dans la vague du non au référendum, connaît une passe difficile. « Nous sommes un peu en sommeil » reconnaît Yves Adami. « Il faut dire qu’au sein de ce collectif, chacun venait avec des motivations différentes. Il y avait des altermondialistes, des communistes, d’autres qui étaient motivés par la construction d’une autre Europe ». Chacun a donc sorti à nouveau son étiquette politique. Et la campagne de Marie-George Buffet, candidate de la gauche populaire et antilibérale, s’annonce compliquée. La candidate sera aujourd’hui à midi devant la porte principale de Peugeot-Citroën. Elle dénoncera sans doute la stratégie des grands groupes qui dégagent des marges financières et réduisent les coûts d’exploitation en supprimant des emplois.


