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Lundi 8 décembre 2008
Remonté, Vincent Peillon. Ce matin sur LCI, le bras droit de Ségolène Royal a sorti les boulets rouges. Sa cible : Martine Aubry. Au surlendemain du conseil national du PS qui a laissé les royalistes sur la touche, Peillon a fustigé le texte d'orientation de la nouvelle première secrétaire, «une régression intellectuelle comme on n'en a pas vu depuis des années au parti, qui ne s'est même pas rendu compte qu'Obama avait été élu et continue de critiquer le bushisme».

Et encore : un texte «qui ne fait aucune proposition, qui dès la première page comporte plusieurs fautes d'othographe, oublie le thème de l'Education». Troisième salve : «Un texte qui va de Gérard Filoche, l'aile la plus trotskiste du parti, à Michel Rocard et qui nous dit : entre Gérard Filoche et Michel Rocard, il n'y a pas de place pour Louis Mermaz, Louis Le Pensec, Vincent Peillon, François Rebsamen, Ségolène Royal, Julien Dray... Qu'est-ce que ça veut dire? Ces méthodes doivent cesser!»

Sur la compostion de la nouvelle équipe dirigeante, Peillon persiste et signe : c'est un «coup de force» à l'égard des royalistes. «Martine Aubry elle-même dit: “J'ai proposé trois postes (sur 38) aux amis de Ségolène Royal”, en choisissant les noms. Trois sur 38, c'est beaucoup moins que 10%, pour un courant qui représente 30%. C'est une étrange conception de la démocratie.

Si cela était vrai – moi je n'ai jamais eu ces propositions – c'est inacceptable, à un moment où le parti socialiste a besoin de se rassembler. Après le premier coup de force, celui du vote (...), c'est un deuxième coup de force : des gens qui représentent par le vote des militants 50 % plus 102 voix, sur lesquels l'histoire s'interrogera toujours, considèrent qu'ils peuvent prendre tous les pouvoirs.»


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par Papyves83 publié dans : Actualité
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Lundi 8 décembre 2008
Après avoir raté son coup contre l'école maternelle, après avoir bien mordu dans la viande des RASED, le ministre prédateur Darcos se taille des morceaux de roi dans les entrailles du statut de la fonction publique enseignante. Alors que jusqu'ici les remplacements étaient assuré par des agents titulaires (ZIL, TZR, brigade...), les inspections académiques et les directeurs d'établissement se servent désormais directement à l'ANPE. Ceci n'est pas une prédiction lugubre, c'est la réalité actuelle. Cela se passe aujourd'hui, en France.

Exemples :

Dans le 93 (Le Raincy), l'ANPE recrute des " instituteurs " remplaçants (bac+3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de l'heure. À ce tarif, je connais des femmes de ménage qui feraient la fine bouche et qui auraient bien raison.
Dans le 79 (Nord-deux-Sèvres), l'IA recrute pour un CDD d'un mois, un professeur des écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de 35h hebdomadaires.
En Côte d’Armor, l'IA fait appel à l'ANPE pour trouver un professeur d'école remplaçant, CDD 1 mois, remplacements courte et longue durée pour 1 330,05 € mensuels
Dans l'enseignement spécialisé pour jeunes handicapés, CDD de 3 mois, 27h hebomadaires pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé. Autre exemple : " Pour un remplacement du 1er au 5 décembre: vous donnerez des cours pour des adolescents de 14 a 16 ans ayant des troubles du comportement. vous avez le soutien d'un éducateur spécialise. Niveau primaire. 27h de cours et 5 h de préparation. possibilité prolongation du contrat. Rémunération : 8,71 € de l'heure.
Des proviseurs de Moselle s'adressent directement à l'ANPE pour remplacer des professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Je n'ai pas connaissance des rémunérations, les candidats (et les curieux) peuvent téléphoner directement aux N° suivants : 03.87.67.17.90 (lycée Julie Daubie, demander Mme Decheppe), 03.87.29.25.40 (Lycée Condorcet, demander M. Mourer).
L'ANPE recherche également des conseillers d’orientation psychologues pour intervenir dans les établissements publics: CDD 4 mois, 35h hebdomadaires, 1 595,14 € mensuels.
Vous pouvez poursuivre cette visite du site de l'ANPE pour trouver d'autres exemples.

Vous avez bien lu. L'Éducation Nationale se livre, sous nos yeux, à la surexploitation de personnes de tous âges, qui ont fait des études, et qu'elle pourra prendre, jeter, reprendre et rejeter sans fin pour faire le travail des enseignants. De remplacements courts en remplacements longs, pourquoi pas des CDD sur l'année scolaire, et plus ? Qu'est-ce qui pourrait empêcher que l'on aille ainsi de plus en plus loin pour remplacer définitivement la fonction publique enseignante par des intermittents de la pédagogie payés au lance-pierres par des négriers ?

De quelle riposte serons-nous capables pour empêcher cela ?


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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Lundi 8 décembre 2008
Pour Bernard Thibault de la CGT, le vote n’exprime pas un divorce avec les syndicats mais un besoin d’agir sans tarder pour faire entendre la voix des salariés.

Vous avez répété pendant la campagne électorale que le vote de la CGT serait le plus observé. Votre syndicat progresse en voix et en sièges. Quelles conclusions en tirez-vous ?

Bernard Thibault. Nous sommes dans un inversement de tendance notable. Pour la première fois dans un scrutin prud’homal, la CGT progresse, et elle le fait dans la grande majorité des départements et tous collèges électoraux confondus. Un mouvement en notre faveur s’exprime comme il existe un mouvement en défaveur d’autres organisations, singulièrement des deux autres grandes confédérations, la CFDT et FO. Outre le fait que le résultat est proportionnel à un investissement important des militants, il témoigne aussi que la CGT est perçue comme portant une démarche claire, revendicative, fidèle à ses valeurs. Ce scrutin montre que la crise ne doit pas être un prétexte pour mettre au second plan les revendications. Notre influence grandissante confirme que de fortes critiques sur la politique du gouvernement s’expriment et qu’il existe des alternatives. Les résultats que nous avons récemment obtenus dans d’autres élections, dans la fonction publique territoriale, à GRDF ou avec les retraités cheminots, font progresser la CGT. Cela montre qu’il s’agit d’une tendance, d’un mouvement de fond.

S’agit-il aussi d’une prime au rassemblement, à l’unité syndicale ?

Bernard Thibault. Oui. Nous n’avons cessé de répéter pendant la campagne que le vote CGT exprimerait une volonté d’unité. Voter CGT ce n’est pas voter contre d’autres, mais promouvoir un syndicalisme plus uni. Les forces syndicales ont maintenant le devoir d’écouter le message délivré. Une partie de la campagne de FO portait le discrédit sur la CGT. Cela a été contre-productif.

Le record d’abstention n’impose-t-il pas un bémol à votre satisfaction ?

Bernard Thibault. Nous ne sommes absolument pas satisfaits du taux de participation. Mais il faut remettre les choses à leur place. Deux acteurs principaux organisent l’élection. Les employeurs d’abord, qui sont chargés de l’inscription des salariés sur les listes. Les défaillances ont été énormes. Les intérimaires ont, par exemple, été systématiquement écartés. L’administration ensuite. Jamais une élection politique n’aura été traitée avec autant d’impréparation et de désinvolture. Des électeurs ont reçu les bulletins de vote d’une autre section que la leur. Dans certains départements, le matériel de vote par correspondance est arrivé quatre jours avant le scrutin. Certains n’ont même pas reçu la carte d’électeur. Sans parler de l’absence d’espaces médiatiques pour évoquer un rendez-vous qui concerne plus de 18 millions de personnes…

N’y a-t-il, dans ce taux d’abstention, aucun signe de prise de distance des salariés avec les syndicats ?

Bernard Thibault. On aurait tort de l’interpréter comme un divorce. Dans la centaine de bureaux de vote existant directement sur les lieux de travail, la participation a été supérieure à 50 %. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé, dès mercredi soir, au ministre du Travail d’organiser les prochaines élections dans les entreprises. C’est possible pour toutes celles qui possèdent déjà des élections de délégués du personnel ou de comité d’entreprise. Il n’est pas compliqué de travailler à une solution pour les petites entreprises. Ceux qui analysent cette élection seulement à travers le taux d’abstention cherchent à en minorer le verdict. Le résultat gêne beaucoup de monde, les déçus au plan syndical, le gouvernement et évidemment les employeurs. On ne peut pas faire comme si 5 millions de salariés ne s’étaient pas exprimés. Le minorer, c’est emboîter le pas à ceux qui expliquent que 200 000 manifestants, ça compte pour du beurre. Il va y avoir des réveils douloureux pour ceux qui tiennent ce type de raisonnement, des mobilisations que certains ne vont pas voir venir.

Après ce résultat, comment concevez-vous votre rôle et votre place dans le paysage syndical ?

Bernard Thibault. Le scrutin confirme des attentes très fortes vis-à-vis de la CGT, qui nous confèrent des responsabilités nouvelles. Un des enjeux consiste à transformer les soutiens obtenus en forces constituées, et à mener à bien notre réflexion en interne concernant nos formes d’organisations. Nous devons aussi continuer d’être très présents sur le terrain revendicatif et unitaire. De ce point de vue, deux réunions sont programmées au niveau national avec les autres syndicats. La CGT considère qu’il faut agir sans tarder pour faire entendre la voix des salariés dans la crise. Le vote montre qu’il y a urgence. Nous allons donc pousser plus précisément cette perspective d’action unitaire pour début 2009.


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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Dimanche 7 décembre 2008

L’année 2008 s’achève et la décision concernant la LGV n’est toujours pas prise. Encore un peu et elle va perdre son statut prioritaire malgré l’annonce toute fraîche de Sarkozy qui a décidé de consacrer 26 milliards aux investissements pour soutenir l’économie au prix d’un endettement considérable, après avoir accordé 340 milliards de garantie aux banques qui avait joué avec notre argent.

L’endettement, c’est toujours nous qui le supporterons et cela n’empêche pas la croissance de chuter, les délocalisations, les faillites de grimper avec le chômage et ses conséquences sociales et humaines terribles.

Pour rester sur la LGV, Borloo –qui l’avait inscrite parmi les priorités du Grenelle de l’Environnement- avait demandé aux acteurs régionaux de parvenir à un consensus sur le tracé et le financement avant le 31 décembre 2008.

On en approche et Réseau ferré de France (RFF) n’est toujours pas en mesure de mettre d’accord les différentes collectivités locales (Région, Départements, villes…) sans parler des associations elles aussi divisées sur le choix du tracé. Pourtant les maires des trois grandes villes sont d’éminentes personnalités de l’UMP : un secrétaire d’Etat (Falco), deux anciens ministres (Gaudin et Estrosi), sénateur et député par ailleurs. Chacun voyant midi à son clocher qui ne donne pas forcément le même son de cloche.

Dans l’opposition, ce n’est pas non plus l’harmonie entre le président socialiste du conseil régional et celui du conseil général des Bouches-du-Rhône arc-bouté sur le tracé « des métropoles » tandis que la Région, toutes tendances confondues, penche nettement pour le tracé du centre-Var, le long de l’A8 qui lui paraît le plus pertinent, le plus écologique, le plus économique. (1)

Le maire de Marseille s’était un moment rallié à ce tracé, compte tenu que Marseille conserverait les TGV actuels qui mettent Paris à 3 heures de Saint-Charles et Toulon à 3 h 25.
Ce qui aurait l’avantage d’éviter de nouveaux et coûteux travaux supplémentaires pour réaliser les infrastructures nécessaires. La nouvelle ligne bifurquant au nord d’Aix et évitant l’agglomération toulonnaise pour un gain d’une poignée de minutes mettant Nice à 3 h 36 de Paris.

Et puis Gaudin s’est ravisé, rejoignant Guérini pour considérer impensable que Marseille ne soit pas directement concernée par la LGV sensée relier Valence (Espagne) à Gênes, l’arc méditerranéen, qu’il s’agit  d’un impératif économique majeur et que seul ce tracé donne une alternative crédible à la voiture, l’autre tracé par l’A8 ne concernera pas, selon eux, les habitants de la région qui regarderont passer les TGV…

Ce que contestent les élus régionaux, rejoints par le maire de Nice qui mettent en avant le moindre coût et le gain de temps, en même temps que l’usage de la nouvelle ligne par les populations régionales, la liaison Nice-Marseille, par exemple, étant réduite de moitié à un peu plus d’une heure ce qui est tout aussi dissuasif pour l’usage de la voiture.

Quant à Falco, il se montre extrêmement prudent, membre d’un gouvernement qui serre les vis des dépenses publiques -même s’il vient d’adopter une autre stratégie de relance des investissements  pour freiner l’hémorragie des emplois, relance assise sur la baisse des charges des entreprises et sur la pression sur les salaires- il est sensible au moindre coût tout en souhaitant que Toulon ne soit pas oublié, la moitié de la population du Var étant concentrée dans l’agglomération de Toulon, soit près de 500 000 habitants. 

Il évite de se positionner et s’appuie sur les divergences entre les collectivités locales et sur les incertitudes du financement (coût réel, répartition entre l’Etat, l’Europe et les collectivités locales…)

Cela dit, tout le monde ou presque veut la LGV. On voit mal d’ici la fin de l’année RFF parvenir à finaliser ce dossier, compte tenu de la radicalité des positions affirmées par les tenants des deux tracés restant en compétition.

(1) Les élus communistes régionaux se sont prononcés pour le tracé qui leur apparaît le plus réaliste, à savoir le tracé le long de l’A8. Ils considèrent urgent de s’inscrire dans les crédits prévus au Grenelle de l’Environnement pour pouvoir mobiliser les fonds européens. La LGV devra être connectée au réseau TER. Elle ne rend pas moins urgents les autres dossiers pris en compte dans le contrat de plan et le contrat de projet 2007-2013 : la 3e voie Aubagne - Marseille, la 3e voie littorale dans les Alpes Maritimes, la liaison Avignon TGV - Avignon centre - Carpentras, la réouverture aux voyageurs de la ligne Gardanne – Carnoules, la réalisation de la ligne Digne – Saint-Auban, la modernisation du Val de Durance, l’étude de la percée ferroviaire du Mont Genèvre…En matière de fret, ils se prononcent pour un transfert massif du routier vers le ferroviaire et sont résolument opposés à toute privatisation de l’infrastructure ferroviaire.


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par René FREDON publié dans : Des avis
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Dimanche 7 décembre 2008

Emploi, l'aventure d'une nouvelle vie


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par Papyves83 publié dans : Vidéos à voir
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