Mercredi 10 décembre 2008
Tout
sur les placements hasardeux et peu écolos de l’organisme de collecte des contributions des entreprises au recyclage.
Le conseil d’administration d’Eco-Emballages a informé le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo d’un risque de perte
lié à des "placements non sécurisés d’une partie de la trésorerie dans des paradis fiscaux", a indiqué mardi le ministère dans un communiqué.
"60 millions d’euros restent à ce jour placés sur ce type de fonds à risques dont l’emploi est inacceptable au regard de
la morale républicaine, s’agissant de fonds publics", souligne le communiqué du ministère qui a demandé une enquête approfondie.
Eco-Emballages est un organisme qui gère les contributions des entreprises pour les redistribuer aux collectivités
locales effectuant la collecte et le recyclage.
"Si ces pertes ne remettent pas en cause le fonctionnement de la filière, elles pourraient être importantes", indique le
ministère, "puisque environ 60 millions d’euros restent à ce jour placés sur ce type de fonds à risques".
Jean-Louis Borloo qui a convoqué mardi le directeur général d’Eco-Emballages, Bernard Hérodin, demande que l’ensemble de
la trésorerie soit replacée sur des fonds sécurisés dans les meilleurs délais et que le conseil d’administration tire rapidement "en terme de gouvernance de l’entreprise toutes les conséquences
pour que ce risque ne se reproduise pas".
Une réunion de crise doit se tenir au ministère avec des représentants d’Eco-Emballages jeudi matin, juste avant le
départ du ministre pour la réunion Climat de Poznan (Pologne).
"Faute d’une action exemplaire, l’agrément dont bénéficie Eco-Emballages sera suspendu", ajoute le
communiqué.
Sans attendre le nouvel agrément devant être délivré pour fin 2010, le ministre "souhaite un renforcement du contrôle par
l’Etat du fonctionnement de l’ensemble des éco-organismes".
Eco-Emballages est agréé par l’Etat depuis 1992 pour "mission d’intérêt général", selon son site internet. La loi oblige
en effet les entreprises à participer au recyclage des emballages qu’elles mettent sur le marché. Elles contribuent à Eco-Emballages et apposent en échange le point vert sur leurs produits. Les
fonds ainsi obtenus par Eco-Emballages sont reversés aux collectivités locales et servent à la mise en place de la collecte sélective.
En 2007, 47.000 entreprises ont versé environ 411 millions d’euros à Eco-Emballages. 92,3% des recettes ont été reversées
à 1.331 collectivités locales, selon les chiffres 2007 publiées sur le site d’Eco-Emballage.
Ce n’est pas la première fois qu’un éco-organisme se fait épingler : une enquête confiée en 2004 à l’Igas (Inspection
générale des affaires sociales) avait révélé des fraudes importantes au sein du système de récupération des médicaments Cyclamed, des pharmacies réintégrant des médicaments dans le circuit normal
à leur profit.
Le ministère de l’Ecologie proposera "des avenants aux agréments existants pour encadrer la gestion de la trésorerie et
renforcer le rôle des censeurs nommés par l’Etat", précise le communiqué. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’engagement a été pris de créer une instance de régulation sur ces
dispositifs, adossée au Conseil national des déchets.
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par Papyves83
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Actualité
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Mercredi 10 décembre 2008
Equy Laure, Libération du 10 décembre 2008
Gauche . L'ancien leader communiste crée une «association politique».
Deux semaines après avoir quitté le conseil national (le «Parlement») du PCF, Robert Hue a annoncé hier la création de
son «association politique», le Nouvel Espace progressiste (NEP). Dernière lancée dans une gauche de la gauche déjà saturée de PME politiques de toutes sortes, son initiative n'a rien d'un parti
livré «clés en main», mais serait «un espace de liberté et de dialogue», a certifié l'ancien dirigeant communiste. Sans y voir un fractionnement supplémentaire : «La gauche ne risque pas de
mourir de sa diversité mais de deux blocs qui ne se retrouveraient pas.» Le journaliste Bernard Frédérick sera le coordinateur de la nouvelle association.
Le NEP, qui sera d'abord un «réseau de militantes et de militants dans tout le pays» , pourrait-il déboucher sur «une
nouvelle force progressiste» ? «Je le souhaite, c'est une possibilité» , si la structure franchit un certain seuil d'adhésions, a répondu le sénateur du Val-d'Oise, qui prévient : «On ne décrète
pas un nouveau parti.» Façon de se démarquer des intentions de l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui vient de mettre sur les rails son Parti de gauche et compte bâtir un «front» avec le PCF aux
européennes de juin 2009. «Je ne m'inscris pas dans cette démarche.»
Sans «renier [ses] valeurs, celles du communisme» ni rendre dans la minute sa carte d'adhérent, Robert Hue entend
«prendre [ses] distances» avec le PCF. Il a déploré la «culture figée» d'un «outil vieillissant» et «plus réformable» , lui prédisant un «congrès de repli» - qui s'ouvre demain - auquel, lui, ne
participera pas.
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par Papyves83
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Revue de Presse
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Mercredi 10 décembre 2008
Le
gouvernement a annoncé mardi le report de l'examen du texte controversé sur le travail dominical, programmé jeudi à l'Assemblée nationale, officiellement en raison de "l'obstruction" de la gauche
contre le projet de loi sur l'audiovisuel public.
Pour l'heure, la proposition de loi du député UMP Richard Mallié est purement et simplement ajournée alors que, lundi
soir encore, ce texte figurait bel et bien -à compter de lundi prochain- à l'ordre du jour transmis par le gouvernement à l'Assemblée.
Un maintien qui aurait pu être interprété comme une provocation, voire une volonté du gouvernement de passer en force sur
ce texte tant décrié, aussi bien à droite qu'à gauche.
Résultat: mardi matin, à l'issue d'une conférence des présidents au Palais-Bourbon exceptionnellement longue et
"athlétique", de l'aveu même du ministre Roger Karoutchi (Parlement), tant les débats droite-gauche mais aussi internes à la majorité ont été houleux, il n'était plus fait mention du
texte.
Officiellement désormais, les débats sur l'audiovisuel public sont programmés jusqu'à l'interruption de Noël. L'occasion
idéale pour la majorité de dénoncer une nouvelle fois "l'absurdité totale" de "l'obstruction" de la gauche, de lui faire porter la responsabilité du "blocage" de l'agenda parlementaire et de ne
pas donner l'impression de reculer.
"En fait, il faudrait dire merci aux socialistes de nous permettre de sauver la face en reportant ce bâton merdeux", a
reconnu mardi un député UMP, en soulignant que la fronde au sein du groupe majoritaire, qui a déjà vu une soixantaine de parlementaires publier deux tribunes contre le travail dominical, n'était
pas retombée.
La décision finale devrait en fait être prise mercredi par le président Nicolas Sarkozy lui-même. Grand partisan du
travail dominical, il recevra à déjeuner à l'Elysée les députés UMP et devrait leur fixer la feuille de route des prochaines semaines.
Plusieurs responsables de la majorité sont donc montés au créneau mardi pour estimer, tel le président de l'Assemblée
Bernard Accoyer, qu'il faudrait donner la priorité d'ici Noël au projet de loi, "très pressant", de la ministre du Logement Christine Boutin plutôt qu'au travail dominical.
"Compte tenu du temps imparti et de la hiérarchisation des priorités pour les Français, je considère que ça a beaucoup
plus de sens d'évoquer le logement", a renchéri le patron des députés UMP, Jean-François Copé.
Un argument partagé en réunion de groupe par la totalité des députés UMP, qui ont visiblement retrouvé des vertus au
texte de Mme Boutin pourtant décrié ces dernières semaines. "Même Richard Mallié ne demande plus qu'on débatte de son texte avant Noël", a déclaré un participant.
Président du groupe NC, François Sauvadet souhaite lui aussi "qu'on ne cumule pas les textes lourds".
De fait, la gauche a promis mardi de livrer une bataille encore "plus offensive et déterminée" que sur l'audiovisuel.
Plus de 120 députés de gauche vont publier jeudi dans Libération une tribune, dont le titre "Repos dominical: Yes week-end!" pastiche le slogan, "Yes we can", de Barack Obama.
Mardi, des patrons, des syndicats et des politiques, dont le vice-président UMP de l'Assemblée Marc Le Fur, un des
meneurs de la fronde anti-travail du dimanche, ont organisé ensemble "une convention nationale pour le repos dominical".
"Le gouvernement est en train de perdre la bataille de l'opinion", veut croire Etienne Pinte (UMP), lui aussi opposé à
toute libéralisation du travail dominical.
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par Papyves83
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Economie
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Mercredi 10 décembre 2008
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par Papyves83
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