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Jeudi 11 décembre 2008

Marie George Buffet - Les "4 vérités" 11/12/2008


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par Papyves83 publié dans : Vidéos à voir
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Jeudi 11 décembre 2008
La direction française d’ArcelorMittal qui a reçu mercredi matin à Saint-Denis les syndicats du groupe sidérurgique n’a pas détaillé quels sites étaient concernés par son plan de 14.000 "départs volontaires".

"La direction ne nous a même pas divulgué où se trouvent les effectifs ciblés par les suppressions d’emplois, c’est une parodie et une violation totale du dialogue social", a déclaré Philippe Verbek (CGT) devant environ 200 à 300 salariés rassemblés à l’appel des syndicats CGT, CFTC et FO, à l’issue de la réunion.

"On nous a simplement présenté des mesurettes d’accompagnement pour les volontaires au départ, comme des primes de départ de deux mois de salaire brut", en plus des indemnités légales, ou "des rachats de trimestres" de cotisations retraite (jusqu’à 4 trimestres), a-t-il affirmé.

Pour Marie Gilberte (CFTC), ce sont "des mesures homéopathiques". "Croyez-vous que beaucoup de salariés seront volontaires pour partir avec seulement deux mois de salaire", a-t-elle lancé devant les salariés et les journalistes.

Selon la CFTC, la direction aurait prévu deux autres rencontres avec les syndicats les 15 et 19 décembre.

Les manifestants, notamment des employés administratifs visés par le plan, mais aussi des ouvriers de production en tenue de fondeur des hauts-fourneaux, étaient venus des sites de Mardyck (Nord), Isbergues (Pas-de-Calais), Gandrange et Florange (Moselle), Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), Gueugnon (Saône-et-Loire) et Montataire (Oise).


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par Papyves83 publié dans : Economie
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Jeudi 11 décembre 2008
Pendant 4 jours, mille délégués des 130 000 communistes venus de toute la France, se réunissent pour décider ensemble comment agir afin de permettre un vrai changement politique.

(Suivez la journée du dimanche en direct sur www.publicsenat.fr)

Ils tiennent à s’adresser à vous.

Cette période de Noël, c’est toujours un grand moment de générosité. Malgré les difficultés on s’efforce de penser aux autres, à nos enfants.

Le gouvernement ne pense qu’aux patrons :
- 2 000 milliards offerts pour renflouer les spéculateurs européens sans contreparties.
- 65 milliards d’exonérations de charges, d’aides directes aux entreprises sans garanties qu’ils servent l’emploi, les salaires, la formation ou l’investissement.

Les Stock-options ou les parachutes dorés. Et pour nous, pour les salariés, le Président déclare que « le chômage technique c’est mieux que le chômage tout court ». « Avec la crise financière », dit-il, « il faut qu’on s’attende au pire ». Merci bien.

Depuis des années nous vivons une grave crise sociale faite de chômage, de précarité, de blocage des salaires et de prix qui augmentent.

Nos droits reculent même si 10 fois on nous a annoncé le bout du tunnel. Tout le monde sent bien que la période ouverte par la crise financière appelle de grands changements. Le système ne peut en rester là.

Certains nous parlent de moraliser le capitalisme  : autant vouloir apprivoiser un requin. D’autres le diabolisent mais sans répondre à la question  : que faire dès maintenant pour que ça change ?

Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie. Le capitalisme n’est pas la solution, c’est le problème. Et si enfin on considérait l’augmentation des salaires, la protection sociale ou les services publics, non comme des problèmes mais comme des solutions ?

Et si plutôt que de faire confiance toujours aux mille même experts qui nous ont envoyé mille fois dans le mur, on demandait aux salariés, aux usagers, aux citoyens leur avis ?

C’est pour travailler en ce sens que les communistes tiennent leur Congrès. Ici, comme partout en France, ils ouvrent le débat et engagent l’action pour construire une véritable alternative politique.

BONNES FÊTES


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par Papyves83 publié dans : L'avis du PCF
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Jeudi 11 décembre 2008
de Ravinel Sophie, Le Figaro du 10 décembre 2008
     

L'ancien président de la République et l'ex-leader étudiant de Mai 68 ont débattu hier sur l'Europe.

VISIBLEMENT, l'exercice a eu l'air d'amuser les deux hommes. Et les étudiants de Paris-Dauphine n'ont pas perdu une miette du débat organisé hier entre Valéry Giscard d'Estaing et Daniel Cohn-Bendit pour les quarante ans de l'université parisienne. 1968 : cette année-là, Cohn-Bendit est porte-parole de la révolte étudiante. Valéry Giscard d'Estaing, député du Puy-de-Dôme, n'est plus au gouvernement depuis deux ans. L'un est totalement hostile à de Gaulle, l'autre cherche à faire entendre sa différence. « Vous lanciez des pavés. Moi non. Nous n'étions pas du même côté », a lancé hier VGE de son air dégagé. Ce fut pourtant lui, en 1978, qui leva l'interdiction de séjour sur le territoire imposée au révolutionnaire. « Dany le Rouge » a dit encore s'en souvenir. Mais ces deux hommes que tout sépare ont un destin européen commun.

Le troisième président de la Ve République est né en 1926 à Coblence, en Allemagne, où son père, inspecteur des finances, était en poste. De son côté, l'actuel coprésident du parti Vert européen est né à Montauban en 1945, de parents juifs allemands réfugiés. D'où le thème de leur rencontre, hier : « Sous les pavés, l'Europe ». Jamais les deux hommes ne s'étaient rencontrés de la sorte. Et l'on sentait qu'ils auraient souhaité s'arrêter plus longuement sur les événements de 1968. Mais, devant les moins de 20 ans dans l'amphi qui n'ont pas connu ce temps, c'est vers l'Europe qu'ils se sont tournés, objet d'une forte volonté commune et de quelques divergences.

Malgré ses 83 ans, Giscard s'est montré incisif sur le refus français, en 2005, du traité constitutionnel. Un refus qui serait à la source du patinage actuel de l'Europe. « Les difficultés rencontrées, a-t-il dit, viennent du non français. Il ne faut pas se tromper. Le non néerlandais a été effacé... » Mais l'ancien président ne rend pas vraiment les Français responsables. Plutôt le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac, qui a mené « une campagne purement politique ». « Les Français ont dit non à la campagne, ils n'ont pas dit non à l'Europe », a-t-il jugé, ajoutant que « ce gouvernement impopulaire avait des idées qui n'étaient pas celles des Français ». L'une d'elles, particulièrement : l'intégration de la Turquie en Europe. Cette possibilité, VGE la rejette fermement. Jusqu'à faire dire à un Cohn-Bendit rigolard qu'il s'agit d'une « phobie ». Le député européen estime pour sa part que cette intégration est une « nécessité ». Et il fait peser sur « l'hypocrisie allemande et le manque d'ingéniosité français » la panne européenne.


Crise et écologie

À cette panne s'ajoute la crise, sur laquelle ils ont posé un diagnostic plus consensuel. VGE a jugé insuffisantes et « inexactes » les analyses qui sous-tendent le plan de relance européen. Aux étudiants, il a décrit deux crises distinctes : celle « de la spéculation bancaire à New York et Londres », dont l'Europe a été partiellement protégée « grâce à l'euro ». Se greffe à cette première « une crise d'ajustement cyclique ». Les deux risquant d'être suivies d'une autre, sociale. Le président des Verts européens a surtout observé « une grande crise écologique ». À ce sujet, VGE a défendu le nucléaire contre les éoliennes, qui « détruisent le paysage » alors que la France produit déjà « trop » d'électricité. « Là, il fait une fixation ! » a répondu Cohn-Bendit, en baissant presque les bras.


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par Papyves83 publié dans : Revue de Presse
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Mercredi 10 décembre 2008
Libération du 10 décembre 2008
     

La position du Premier ministre Caramanlis, dépassé par les événements, apparaît fragilisée.

C'est un pouvoir à la dérive, paralysé face aux violences de la rue, les plus graves depuis le retour de la Grèce à la démocratie, en 1974. Les médias, de droite comme de gauche, tirent à boulets rouges sur le gouvernement ; s'indignant de son impuissance. «Des flammes sur un vide de pouvoir», titrait, hier, le quotidien libéral Kathimerini. Au pouvoir depuis 2004, le Premier ministre conservateur Costas Caramanlis paraît de plus en plus fragilisé. Son parti, la Nouvelle Démocratie, avait été reconduit de justesse en septembre 2007, dans un pays profondément traumatisé par l'incurie des pouvoirs publics face à de gigantesques incendies d'été qui avaient fait quelque 70 morts et dévasté près de 200 000 hectares.

Sexe et culture. Les scandales des derniers mois ont encore affaibli le parti au pouvoir. En janvier, une très trouble histoire de sexe, de chantage et de corruption avait éclaboussé le ministère de la Culture, accusé de détournements de subventions européennes et de déclassements de zones archéologiques. D'autres affaires, plus récentes, ont aussi affaibli la puissante Eglise orthodoxe. Ce climat de fin de règne dure depuis des mois, d'autant que, désormais, Costas Caramanlis ne dispose plus que d'une voix de majorité à la Chambre.

L'opposition socialiste clame que «le pays ne dispose pas d'un gouvernement qui puisse protéger les citoyens, leurs droits et leur sécurité». «Le seul service que ce gouvernement puisse rendre au pays est de partir», a lancé hier son leader, George Papandréou, qui en appelle «au verdict populaire pour que le peuple donne une solution». Mais, pour le moment, Costas Caramanlis s'accroche et joue l'unité nationale, appelant toutes les forces politiques «à unanimement, et catégoriquement, condamner et isoler les auteurs des destructions». Certains analystes estiment, en revanche, que si la crise perdure, Caramanlis pourrait de lui-même jeter l'éponge, misant sur l'effet chienlit et la peur suscitée par les violences pour remporter des élections anticipées.

Cure d'austérité. Le Premier ministre n'a jamais réussi à imposer les réformes de modernisation d'un système public pléthorique promises... en 2004 lors de la constitution de son premier gouvernement. Mais la population et surtout les jeunes, que les Grecs appellent «la génération 600 euros» (c'est-à-dire condamnée aux petits boulots précaires), ne sont pas prêts à accepter la cure d'austérité que tente d'imposer un pouvoir toujours délégitimé. «Ce gouvernement, comme d'ailleurs ceux de gauche qui l'ont précédé, n'a plus aucun contact avec la réalité», explique l'auteure Ioanna Karyistiàni, qui fut, en 1973, sur les barricades contre la dictature. Pour elle, ce fiasco est le résultat de la faillite de sa génération. «Si le système politique n'est pas capable de donner de l'espoir, de tels événements ne pourront que se reproduire. A l'infini», met-elle en garde.


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par Papyves83 publié dans : Revue de Presse
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