Samedi 13 décembre 2008
Après le rapport de Pierre Laurent, le débat sur les orientations s’est engagé.
Le 34e Congrès du Parti communiste s’est ouvert au coeur du royaume sarkozyen, à deux pas de Neuilly et de ses milliers d’imposables sur la fortune, aux pieds des tours qui abritent les sièges sociaux des multinationales financières. Du coup, au coeur également des contradictions qui, avec la crise du capitalisme, ont explosé aux yeux du monde et des dizaines de milliers de salariés qui y travaillent, dans ces tours.
Pour sa première séance, le congrès a visiblement cherché à se hisser au niveau de ces enjeux. Par 8 à 10 autour de tables rondes, les mille délégués se sont emparés de la salle et ont, dès le discours d’ouverture de Pierre Laurent, donné le ton : une attention proche de la tension, un sérieux qui laissera peu de place aux effets de manches. Une attitude qui laisse prévoir que c’est le débat de fond qui dominera ces quatre jours de congrès.
Après l’élection à l’unanimité du bureau du congrès, une centaine de délégués, qui auront en charge d’animer les travaux, le discours de Pierre Laurent (lire ci-contre) est tourné délibérément vers l’offensive. Il rappelle que le Parti communiste est une des forces sur lesquelles le peuple peut compter. « Nous sommes là pour remettre cette force à l’offensive, pour la rénover si profondément qu’elle retrouve toute son énergie, toute sa créativité, toute son efficacité ! » « Nos initiatives peuvent beaucoup compter dans la période qui s’ouvre », affirme-t-il.
Pour le dirigeant, cette mise à l’offensive passe aussi par l’unité des communistes. « Est-ce l’éclatement qui a marqué nos débats ? Non, c’est au contraire un profond désir d’unité », fait-il remarquer. Une unité qui, pour lui, n’exclut en rien la diversité. « Notre diversité demeurera, insiste-t-il, nous la respecterons dans nos directions, parce que c’est un acquis sur lequel aucun communiste n’a l’intention de revenir, et surtout pas, je peux vous l’affirmer, la nouvelle équipe que nous allons élire dimanche. Et notre unité n’en sera que plus efficace parce qu’elle sera justement bien campée sur deux jambes : respect de notre diversité, et respect des choix de la majorité. »
Cet état d’esprit a trouvé écho dans les toutes premières interventions de l’après-midi. Elles affirment la combativité des communistes dans la crise. « Nous irons chercher les augmentations de salaires avec les dents », lance Jean-Paul, du Jura. Michèle Guzmann, de Seine-et-Marne, met en avant « l’apport essentiel des communistes » pour organiser des convergences. « Rien ne serait pire qu’un congrès de doute », estime Aymeric, de la Loire-Atlantique. Et Corinne, militante des cités populaires de La Courneuve, montre comment les communistes ont initié un « front progressiste et populaire local ». Patrice Bessac appelle à un « congrès de rupture avec la dialectique de l’erreur ». L’attention et l’écoute respectueuse ne se dément pas, quel que soit le contenu de l’intervention. Comme lorsque Roger Martelli évoque son combat « pour rénover, refonder le Parti qui était la seule façon de conjurer le déclin ». « Nous sommes une force qui compte si nous savons nous agréger durablement à d’autres », - assure-t-il.
Tout le monde plaide pour les transformations du Parti. « Nous ne faisons pas deux choix sur lesquels on pourrait alternativement tirer à hue et à dia, en ne retenant qu’une de ces dimensions, mais un seul choix, clair et cohérent : celui du PCF et indissociablement de ses profondes transformations », insiste Pierre Laurent. Hier matin, novation, le congrès travaille en ruche sur les amendements. Une gigantesque commission du texte.
Le 34e Congrès du Parti communiste s’est ouvert au coeur du royaume sarkozyen, à deux pas de Neuilly et de ses milliers d’imposables sur la fortune, aux pieds des tours qui abritent les sièges sociaux des multinationales financières. Du coup, au coeur également des contradictions qui, avec la crise du capitalisme, ont explosé aux yeux du monde et des dizaines de milliers de salariés qui y travaillent, dans ces tours.
Pour sa première séance, le congrès a visiblement cherché à se hisser au niveau de ces enjeux. Par 8 à 10 autour de tables rondes, les mille délégués se sont emparés de la salle et ont, dès le discours d’ouverture de Pierre Laurent, donné le ton : une attention proche de la tension, un sérieux qui laissera peu de place aux effets de manches. Une attitude qui laisse prévoir que c’est le débat de fond qui dominera ces quatre jours de congrès.
Après l’élection à l’unanimité du bureau du congrès, une centaine de délégués, qui auront en charge d’animer les travaux, le discours de Pierre Laurent (lire ci-contre) est tourné délibérément vers l’offensive. Il rappelle que le Parti communiste est une des forces sur lesquelles le peuple peut compter. « Nous sommes là pour remettre cette force à l’offensive, pour la rénover si profondément qu’elle retrouve toute son énergie, toute sa créativité, toute son efficacité ! » « Nos initiatives peuvent beaucoup compter dans la période qui s’ouvre », affirme-t-il.
Pour le dirigeant, cette mise à l’offensive passe aussi par l’unité des communistes. « Est-ce l’éclatement qui a marqué nos débats ? Non, c’est au contraire un profond désir d’unité », fait-il remarquer. Une unité qui, pour lui, n’exclut en rien la diversité. « Notre diversité demeurera, insiste-t-il, nous la respecterons dans nos directions, parce que c’est un acquis sur lequel aucun communiste n’a l’intention de revenir, et surtout pas, je peux vous l’affirmer, la nouvelle équipe que nous allons élire dimanche. Et notre unité n’en sera que plus efficace parce qu’elle sera justement bien campée sur deux jambes : respect de notre diversité, et respect des choix de la majorité. »
Cet état d’esprit a trouvé écho dans les toutes premières interventions de l’après-midi. Elles affirment la combativité des communistes dans la crise. « Nous irons chercher les augmentations de salaires avec les dents », lance Jean-Paul, du Jura. Michèle Guzmann, de Seine-et-Marne, met en avant « l’apport essentiel des communistes » pour organiser des convergences. « Rien ne serait pire qu’un congrès de doute », estime Aymeric, de la Loire-Atlantique. Et Corinne, militante des cités populaires de La Courneuve, montre comment les communistes ont initié un « front progressiste et populaire local ». Patrice Bessac appelle à un « congrès de rupture avec la dialectique de l’erreur ». L’attention et l’écoute respectueuse ne se dément pas, quel que soit le contenu de l’intervention. Comme lorsque Roger Martelli évoque son combat « pour rénover, refonder le Parti qui était la seule façon de conjurer le déclin ». « Nous sommes une force qui compte si nous savons nous agréger durablement à d’autres », - assure-t-il.
Tout le monde plaide pour les transformations du Parti. « Nous ne faisons pas deux choix sur lesquels on pourrait alternativement tirer à hue et à dia, en ne retenant qu’une de ces dimensions, mais un seul choix, clair et cohérent : celui du PCF et indissociablement de ses profondes transformations », insiste Pierre Laurent. Hier matin, novation, le congrès travaille en ruche sur les amendements. Une gigantesque commission du texte.
Les photos de Jeudi
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Info du 12
décembre 2008.
Rachida Dati et Rama Yade se sont attirées dernièrement les critiques de Nicolas Sarkozy.
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