Samedi 20 décembre 2008
«Il faudra que nous veillions au mois de janvier à ce que ces blocages ne se produisent pas et que les lycéens qui veulent travailler puissent travailler», a déclaré hier Xavier Darcos.
De nouvelles actions sont pourtant prévues à la rentrée. Face à la détermination des lycéens, mobilisés depuis plusieurs semaines contre la réforme des lycées, le ministre a été contraint de revoir ses projets à la baisse. Un geste qualifié de « reculade » par beaucoup. «Je le répète, on remet tout à plat, on repart à zéro», a affirmé vendredi le ministre.
Insuffisant pour les manifestants, qui veulent entendre le mot «retrait».
Xavier Darcos a par ailleurs accusé l’extrême gauche d’avoir «débordé le mouvement». Quant aux socialistes, ils sont également dénoncés par le ministre. «On voit bien qu’il y a une manipulation et que le Parti socialiste jeudi a voulu s’en faire le récupérateur principal. Je lui conseille la prudence, parce que les boutefeux, les gens qui soufflent sur les braises de ce genre de manifestations, très souvent, il y a des retours de flamme qui leur reviennent à la figure», a-t-il déclaré.
Des accusations qui ont trouvé du répondant en la personne de Bruno Julliard. L’ancien leader du mouvement anti-CPE, actuellement secrétaire national du PS à l’éducation, ne décolère pas. «Tant que Xavier Darcos continuera à parler d’instrumentalisation par le PS ou à délégitimer les syndicats et les jeunes, tout cela ne fera qu’attiser la défiance et les passions contre le gouvernement», a-t-il souligné.
Nouvelles manifestations en vue
Malgré la marche arrière entamée lundi par le gouvernement, entre 127.000 et 150.000 lycéens ont de nouveau défilé dans toute la France jeudi. Trente-huit personnes ont été interpellées à Lyon. Un mouvement «qui a pris un tour très violent pour des enjeux qui sont quand même modestes», selon le ministre, qui souhaite convoquer des états généraux du lycée afin d’expliquer sa démarche. Selon Bruno Julliard, «la réforme des lycées a été le détonateur d’un malaise plus large». «Je pense à la crise économique et sociale dont les premiers effets se font sentir sur les familles», et «aux effets de la politique éducative du gouvernement qui dégrade les conditions d’étude avec les suppressions de postes. Il y a une vraie crainte du chômage, d’une régression sociale par rapport aux parents, d’une dévalorisation des diplômes», a conclu l’ancien président de l’UNEF.
Les deux principaux syndicats de lycéens (l’UNL et la FIDL) appellent à une nouvelle mobilisation le 8 janvier. Une journée d’action qui devrait uniquement se traduire par des assemblées générales ou des rassemblements dans les lycées.
Quant aux enseignants, ils prévoient une manifestation le 17 janvier. En ligne de mire : les suppressions de postes.
Quand est-ce qu'on écoutera la rue ?
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La
population pense peu à la dépendance et elle s’y prépare encore moins. Une personne sur quatre affirme avoir pris des dispositions de prévoyance personnelle. Dans le cas contraire, les
dispositions prises par les particuliers consistent en des produits d’assurance ou des aménagements du logement. Comme ce sondage a été commandé par la Banque postale pour son Baromètre
prévoyance, les enquêteurs ont bien évidemment cherché à savoir si les produits d’assurance dépendance avaient un bel avenir, quitte parfois à solliciter les réponses.
Lettre réelle du 18 décembre 2008 adressée à la direction de ma banque
L’année 2009 sera l’An I de la nouvelle place reconnue par la loi aux complémentaires dans les négociations conventionnelles et forcément dans le financement des dépenses qui seront liées à
ces négociations. Il n’est donc pas inutile de revenir sur les différentes évolutions que le ticket modérateur, payé par les mutuelles, a connu au cours de ces vingt dernières années. Une étude*
que réalisent périodiquement les services de la FNMF permet d’y voir un peu plus clair.
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