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Sur fond de poursuite de la course à la rentabilité financière : « il faut satisfaire les actionnaires », nous assistons à une dramatisation injustifiée du retard de l’A 320 pour justifier une véritable entreprise de démantèlement. Le carnet de commandes représente pourtant six années de travail, et le cash généré par le constructeur européen est passé de 1,5 à 6,6 milliards d’euros de 2001 à 2006. Dans ces conditions, l’Etat français actionnaire à la hauteur de 15% dans le capital d’EADS doit s’opposer à cette véritable entreprise de casse. C’est une question de volonté politique. C’est la responsabilité directe de MM Chirac et De Villepin. Je propose comme mesures urgentes
Un moratoire suspensif pour mettre immédiatement tous les problèmes sur la table. Engager à partir des propositions alternatives avancées par les salariés français, allemands, anglais et espagnols, un véritable débat avec les représentants des différents pays.
Une véritable politique de développement pour préparer dans de bonnes conditions les programmes futurs comme l’A350 et l’A320 nouvelle génération, ce qui implique de mesures en termes d’emploi et formation
Des droits décisionnels pour les salariés et leurs représentants : il n’y aurait pas eu de retard de l’A 320 si l’on avait tenu compte des propositions des salariés.
De redonner à la France et l’Europe la maîtrise totale de son industrie aéronautique et spatiale en créant un groupe Européen 100% public.


