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Jeudi 28 décembre 2006

L'avis de MELENCHON

« C’est une grande déception », déclarait-il le 20 décembre sur RTL et sur son blog, en constatant qu’aucune candidature n’a pu faire consensus dans le rassemblement antilibéral. Et, précisant qu’il a «bien présent à l’esprit qu’il faut peser les mots pour ne pas ajouter aux dégâts», il livre quelques réflexions sur les raisons du blocage. «Il n’est pas vrai que le projet a échoué d’une pièce à cause du PC. Le retrait de Besancenot puis de Bové avaient déjà largement installé le paysage dans lequel le reste du mouvement s’est ensuite dilué. Les pétitions intempestives contre la candidature de Marie-George Buffet ont creusé des plaies inutiles et offensantes», estime-t-il avant de poursuivre : «Beaucoup se joue dans le point de départ que l’on se fixe. En toute hypothèse, on ne participe pas à une élection de cette importance pour atteindre des objectifs partidaires ou réaliser des schémas théoriques. On le fait pour proposer une alternative concrète au gouvernement du pays.» Quant aux conséquences de l’absence d’une candidature commune de «l’autre gauche», il prévoit que ceux qui subissent le plus durement la politique libérale vont «continuer à flotter entre l’indifférence écoeurée et les poussées de colère électorale aveugle».

Rompre cette spirale

Et, jugeant que «la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu’elle paraît la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire : être présent au deuxième tour et battre la droite», il craint «un approfondissement de la crise politique». «Rompre cette spirale. Voilà où il est urgent d’agir», lance-t-il. Le 21 décembre, Jean-Luc Mélenchon conclut son blog, ironique mais sérieux, ainsi : «Je vous informe de source sûre que je vais réfléchir soigneusement, avec mes camarades de tranchée, avant d’agir. J’ai pas bu la mer, rien ne m’oblige donc à digérer les poissons qui s’y trouvent !»

Le Blog de JL MELENCHON > ICI

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par Papyves83 publié dans : Revue de Presse
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Mercredi 27 décembre 2006

Sur Zalea TV

Entretien avec Pierre Zarka, qui vient de démissionner du comité exécutif du PCF comme 5 autres camarades... suite au maintien de la candidature de Marie-Georges Buffet.

Cela dure 31 minutes tout de même.

Cliquer ICI pour y accéder.

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par Papyves83 publié dans : Revue de Presse
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Mercredi 27 décembre 2006

Lu dans l'Humanité du 26 décembre 2006

 

 

Par Vincent Bony, secrétaire départemental du PCF de la Loire.

 

La bataille du référendum, la construction du rassemblement antilibéral pour des candidatures unitaires en 2007, la recherche d’issues neuves dans la société... montrent l’importance d’une perspective politique répondant aux exigences de transformation sociale du XXIe siècle.

Certains le résument par la formule des «héritiers des échecs du XXe siècle», échec du stalinisme et de la social-démocratie, appelant à dépasser ces échecs par la constitution d’une nouvelle force politique rendue possible par la conjonction, la convergence de mouvements sociaux divers, des luttes féministes, de l’écologie et de la radicalité politiques, et qui trouve une dénomination commune dans le terme «antilibéral».

Pour beaucoup la séquence électorale de 2007, intervenant après l’échec commun aux forces engagées dans la gauche plurielle, est l’occasion d’avancer vers la constitution de cette nouvelle force politique, une élection présidentielle étant un moment fondateur de la vie politique nationale.

Communistes et fiers de l’être, nous nous sentons interpellés à double titre par cette recherche :

Ce débat nous intéresse : nous voulons la transformation sociale ici et maintenant, nous voulons qu’une majorité de notre peuple décide du changement, intervienne et donc s’organise pour cela.

Et disons-le sans acrimonie superflue, pour une part non négligeable nous sommes visés (au sens d’une cible) en tant que parti par ce débat, certains estimant que la forme parti est dépassée et / ou que le poids militant, politique, historique, symbolique du PCF est le dernier obstacle à lever, nonobstant sa mutation.

Or la recherche d’une construction nouvelle n’a pas éclairci franchement son objet.

Pêle-mêle : S’agit-il de faire contrepoids à gauche au poids grandissant du marché et aux forces qui l’accompagnent ? S’agit-il de construire une matrice nouvelle pour les luttes émancipatrices ? S’agit-il du passage « du » mouvement social au politique ? S’agit-il de répondre à l’échec de l’autonomie du mouvement social face aux politiques libérales ?...

Cette recherche d’une force nouvelle pour la transformation sociale ne peut faire l’impasse sur ce débat fondateur.

Nous savons ce que nous refusons (l’extension de la loi du fric sur toute activité humaine) même si nous ne sommes pas unanimes sur les réponses (pacifisme, nucléaire, croissance...).

Savons-nous ce que nous voulons fondamentalement au-delà d’un programme électoral ou d’une charte ?

La construction de cette nouvelle force ne peut avancer qu’en commençant justement par le plus difficile : l’élaboration d’un corpus idéologique, ce que nous appelons nous les communistes, la visée communiste, expression sur laquelle nous n’avons ni de droit d’auteur ni d’exclusivité d’approche.

Bref que pouvons-nous viser comme société idéale et comme chemin pour y parvenir ?

Travailler et construire les réponses à cette question est primordial.

C’est l’efficacité même pour pouvoir voyager au long cours, franchir les difficultés, arbitrer des discussions internes à cette nouvelle force en gestation.

Le rappel du souvenir de la liste « Bouge l’Europe » aux élections de 1999 souligne que l’expérience a déjà été vécue d’un rassemblement nouveau (la double parité homme-femme / communiste-non communiste avait été une réelle innovation) ou l’absence de cohésion sur le contenu a fait dérailler l’attelage au premier chaos important survenu (la guerre au Kosovo).

Ne lit-on pas dans l’expérience actuelle du rassemblement antilibéral de gauche pour des candidatures unitaires des difficultés du même type : un rassemblement réellement nouveau, une innovation réelle dans la construction, mais des différences fortes sur le coeur de l’objectif : le rapport à la démarche majoritaire, le rapport aux institutions, le rapport au mouvement populaire... Difficultés également sur les rapports inhérents à la diversité des composantes de cette force : rapport mouvement / parti, conceptions du rassemblement, convergences de cultures militantes diverses...

Aussi complexe et difficile soit cette recherche, celle-ci doit être menée avec tous ceux qui le souhaitent, à ciel ouvert, au sein et au dehors du PCF, dans la diversité et sans doute la confrontation d’opinions.

Attaché au choix du communisme à la condition de sa redéfinition ancrée dans le réel, je ne suis pas frileux devant ce débat et tiens à en préciser quelques pistes essentielles :

oeuvrer à partir de ce qui émerge de progressiste dans

les contradictions de la société pour permettre son émancipation par des conquêtes sociales, des sauts institutionnels et des ruptures, et non à partir d’un projet préconçu, prêt à porter.

Articuler la critique radicale de l’ordre existant et de la politique actuelle à la capacité d’une gestion publique alternative, sans tabou sur le pouvoir d’État et les institutions internationales, ce qui nécessite de s’impliquer franchement dans des majorités politiques.

Mettre en place une intervention politique sur le contenu du travail, sa finalité, son organisation et sa nécessaire transformation pour l’égalité sociale et travailler à éradiquer tout ce qui relève de la domination masculine dans la société pour construire l’égalité de genre.

Mettre la démocratie et l’appropriation sociale de tous les pouvoirs au centre de notre démarche, non seulement dans ses finalités mais aussi dans ses moyens pour dépasser le capitalisme.

Le travail de construction des fondations d’une force neuve de transformation sociale ne peut faire l’impasse sur la mise en échec du bipartisme, sur la conquête de millions d’électeurs au choix de l’espoir à gauche.

Ce travail s’appuiera d’autant mieux sur la réussite de campagne des présidentielles et législatives à venir.

Il se développera plus encore avec toutes les avancées que la nouvelle gauche que nous voulons voir advenir en 2007 permettra d’obtenir, renforçant ainsi les exigences d’une transformation sociale sans fin.

Ce travail gagnera à une campagne collective, unitaire, et victorieuse en 2007, une campagne qui commence par la construction la plus large, à sa base, dans la démocratie.

Voilà pourquoi je pense que la candidature de Marie-George Buffet apporte le plus de garanties pour changer vraiment en France et en Europe.

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par Vincent BONY publié dans : Revue de Presse
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Mardi 26 décembre 2006

Dans un entretien paru mardi 26 décembre dans le quotidien régional Sud Ouest, le syndicaliste paysan José Bové regrette "le patriotisme d'appareil" qui a empêché la désignation d'un candidat commun de la gauche antilibérale. Marie-George Buffet, première secrétaire du Parti communiste, s'est finalement lancée dans la bataille présidentielle sans l'appui des collectifs antilibéraux, alors que M. Bové, un temps candidat à la candidature, s'est retiré de la compétition.

"Il s'est passé ce que je redoutais, le patriotisme d'appareil a rapidement repris le dessus", indique M. Bové, commentant l'éclatement du front commun né à la gauche de la gauche après le non à la Constitution européenne.

"NOUS POUVIONS OBTENIR UN SCORE À DEUX CHIFFRES"

"A partir du moment où nous ne pouvions plus agir de façon collective parce que le PC et la Ligue communiste révolutionnaire jouaient individuellement, je n'avais plus qu'à me retirer, ce que j'ai fait", explique le syndicaliste."L'émiettement est une maladie infantile de la gauche française apparemment incurable", poursuit M. Bové, estimant que "les gens avaient envie d'autre chose en politique et que nous pouvions obtenir un score à deux chiffres nous permettant de poser des questions fondamentales".

De plus, il affirme, dans cet entretien, qu"'il faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy", un homme "très libéral et dangereux". "Ses discours sur les banlieues ne font qu'attiser les haines. Il ne peut qu'accroître la fracture sociale", ajoute-t-il. Il ne lance, en revanche, aucune attaque contre Ségolène Royal, attendant "de voir la suite des événements".

Familier des combats écologistes, M. Bové se montre, par contre, prudent à l'égard de Nicolas Hulot, dont il juge le projet "creux". "Il ne s'attaque pas aux vrais responsables de la crise écologique, les multinationales notamment." "Le constat qu'il nous propose a été fait depuis longtemps", remarque-t-il, mais "on ne peut pas défendre l'écologie sans remettre en cause l'ordre économique de la planète."

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par Papyves83 publié dans : Revue de Presse
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Mardi 26 décembre 2006

 

Tout le monde parle de la méthode du consensus mais personne n'indique comment on y arrive.
Les désaccords ont été discutés, aucun consensus n’est atteint le débat est renvoyé au local pour être repris, lors d’une réunion nationale, à la prise de position collective. Il faut donc beaucoup de temps, beaucoup de volonté d’avancer. Il faut aussi des méthodes d’organisation des débats qui ne soient ni manipulatrices, ni directives. En situation d’urgence, comme nous le sommes actuellement, les allers-retours «du local au national» sont forcément limités. Le rapport de force s’est alors installé. Le vote s’est avèré alors la seule solution pour sortir de l’impasse.

Le consensus a ses limites, c’est une méthode de travail, ce ne peut être un dogme.
Quelle est donc la méthode, de discussion, de synthèse pour arriver à des conclusions qui permettraient, elles, de prendre des décisions collectives ? Le consensus atteint, le plus souvent un accord minimal, est un mode de prise de décision qui peut niveler par le bas. C’est pourquoi avant toute mise en oeuvre de ce mode de prise de décision il fallait en définir les règles de fonctionnement.
La méthode, les modes de décision, les points acquis et ceux dont la discussion devaient être poursuivie, tout devait être énoncé, clarifié, décidé avant d’entamer les discussions de fond. Dans le cas de notre rassemblement antilibéral de gauche et de candidatures communes, nous avons omis d’expliciter la forme et c’est elle qui nous revient comme un boomerang dans la figure. Comment peut-on placer au même niveau des candidatures autoproclamées, qui représentent des courants de pensée mais qui n’ont pas les bases militantes du terrain et de la construction théorique et les candidatures issues de mouvements ou de partis avec de solides bases d’action, de modes de construction théoriques et politiques collectives et rodés à la représentation, non de leur propre pensée mais de la délégation, dont ils et elles sont porteurs ou porteuses.

Dans notre incapacité à trouver un candidat qui conviendrait à tous (ce qui était de toute façon une mission impossible), nous n’avons pas eu d’autre solution que le la désignation d’un(e) candidat(e) qui nous soit le moins défavorable à tous. Pour éviter qu’une minorité se sente frustrée, nous devons accepter l’insatisfaction générale. Je pense néanmoins que cela vaut mieux que l’éclatement.
La responsabilité est collective, chacun doit céder du terrain, nul ne doit être le sacrifié, ni le bouc émissaire ...


Nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de proposer une solution dans l'impossible consensus.

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par Papyves83 publié dans : Discussion antilibérale
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