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Mardi 2 décembre 2008


APPEL DES MAÎTRES DES ÉCOLES PRIMAIRES

Stop à la démolition de l’école publique.
Stop au mépris.
M. Darcos doit démissionner.

Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l'éducation nationale, M. Xavier Darcos, avait déjà à son actif :
• la suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
• la promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
• la diminution de 2 h du temps hebdomadaire d'enseignement (l'équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
• le discrédit jeté sur l'action des enseignants de l'école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
• des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
• la disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
• l'étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
• les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
• la mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
• le financement (pour 220 000 euros) d'une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».

Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
• la suppression brutale de 3 000 postes d'enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
•  la baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…
Tout récemment, il a confirmé que trois autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
• la création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés ;
• la création des EPEP et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela) ;
• la suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d'éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre.

Et voici que, début novembre, plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, M. Darcos annonce qu'il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2.
C’en est trop ! C’est maintenant notre dignité qui est bafouée !
Depuis toujours, nous assumons la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages de nos élèves fait partie de nos missions. De plus, quand il s’agit d’évaluations nationales, le plus souvent nous faisons la correction et l’analyse collectivement (en dehors des heures de classe), car les résultats à un niveau donné d’enseignement concernent toute l’équipe des maîtres, en amont et en aval.
Alors, pourquoi cette prime, telles des cacahuètes jetées à des singes ? M. Darcos anticipe-t-il des résistances du fait que ces épreuves, entourées du plus grand secret, sont annoncées comme très difficiles par le ministère et qu'elles feront apparaître une énorme proportion d'élèves en grande difficulté, sans rapport avec la réalité ? Redoute-t-il que ces épreuves mettent plus nettement en évidence la malfaisance des programmes 2008 ? Craint-il que la profession y voie une rupture avec les exigences du Socle commun de connaissances et de compétences, conçu à partir des programmes de 2002, et qui est toujours en vigueur ? A-t-il peur que nous refusions de faire passer les épreuves et veut-il acheter notre soumission ? Parie-t-il sur les difficultés financières des enseignants pour les opposer les uns aux autres et diviser les équipes d’écoles ?
Nous, enseignants des écoles élémentaires travaillant au CE1 et au CM2, nous le disons sans équivoque : cette prime est une atteinte à notre dignité ; nous la reverserons à une association éducative complémentaire de l’enseignement public ou à une caisse de solidarité des maîtres du primaire que nous appelons à créer dans chaque département.
Et nous tous, enseignants des écoles primaires, nous dénonçons cette prime qui met à mal le travail d’équipe, ignore le fonctionnement réel des écoles et apparaît comme une façon perverse de consacrer la dégradation de notre pouvoir d’achat.
Nous demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.
Nous appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation.Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.
Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école. Nous ne supportons plus de travailler avec une administration qui pense pouvoir nous mener à la carotte et au bâton. Si c’est là le modèle éducatif de notre ministre, ce n’est pas le nôtre, ni celui de l’école laïque et républicaine.
Nous voulons rester dignes de notre mission d’éducateur. Nous demandons que cessent la brutalité, la méfiance et le mépris. Nous demandons l’arrêt de cette politique et la démission du ministre qui l’incarne.


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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Mardi 2 décembre 2008
Crise financière et hausse de la précarité font craindre un hiver très rude pour les plus démunis en France. L’entrée en vigueur de la loi Dalo, qui oblige l’Etat à proposer un toit à ceux qui n’en ont pas, laisse sceptiques les associations. A la une de l’Humanité mardi, tout sur la loi Dalo, et reportage avec les associations qui œuvrent dans le bois de Vincennes.

Crise financière et hausse de la précarité font craindre un hiver très rude pour les plus démunis en France, de plus en plus nombreux à pousser la porte de banques alimentaires et d’organisations d’aide au logement.

Ce lundi marque le coup d’envoi de la 24e campagne des Restos du Coeur et l’entrée en vigueur de la loi Dalo, qui oblige l’Etat à proposer un toit à ceux qui n’en ont pas.

L’an dernier, 700.000 personnes ont été accueillies et 91 millions de repas distribués par les 51.000 bénévoles des Restos du Coeur, fondés en 1985 par l’humoriste Coluche, mort en 1986.

"Les inscriptions pour la saison 2008-2009 sont en hausse de 5% à 10%. Nous accueillons de plus en plus de personnes âgées et de travailleurs pauvres", a déclaré à Reuters le président des Restos, Olivier Berthe.

L’aggravation de la précarité en France remonte selon lui bien avant la crise financière mondiale.

"Elle des racines beaucoup plus anciennes, les problématiques de pouvoir d’achat remontent à un an, un an et demi", explique-t-il. "Les choses seront encore plus difficiles dans 12 à 18 mois. Il faut constituer des réserves afin de faire face à une situation qui ne va pas s’améliorer".

Comme lui, toutes les associations d’aide aux démunis tirent le signal d’alarme.
Sept millions de pauvres en France

Lors de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté en France a été estimée à 7,1 millions de personnes, dont deux millions d’enfants et d’adolescents.

La Fédération des banques alimentaires, qui récoltent dans les supermarchés des denrées appelées à être redistribuées, dit avoir enregistré une hausse de 8% des demandes en septembre et octobre, l’équivalent de 100.000 personnes supplémentaires.

Dans son rapport annuel publié le 13 novembre, le Secours catholique notait une recrudescence des "travailleurs pauvres".

Même constat au Secours populaire, qui évoquait la semaine dernière une hausse de 15% à 20% des demandes d’aides. L’ONG notait l’apparition d’une catégorie de nouveaux pauvres constituée par des cadres, commerçants ou petits patrons touchés de plein fouet par la crise financière.
DROIT AU LOGEMENT

La détresse des plus démunis a été mise en lumière ces derniers jours par la mort de plusieurs personnes sans domicile fixe en région parisienne. En un an, près de 270 sans-logis sont morts dans la rue, selon l’association caritative Emmaüs.

Depuis lundi, la loi Dalo instituée après l’action médiatique des Enfants de Don Quichotte - et leur campement de tentes - durant l’hiver 2006-2007 entre dans une phase juridique concrète. Elle concerne environ 600.000 personnes.

Les sans-abri, locataires menacés d’expulsion ou personnes vivant des situations difficiles dont les démarches ont été vaines peuvent déposer un recours soit devant une commission de médiation, soit devant le tribunal administratif.

L’Etat pourra être condamné pour ne pas avoir garanti ce droit. Le tribunal administratif devra statuer en urgence dans un délai de deux mois et pourra ordonner l’accueil dans des structures d’hébergement.

A partir du 1er janvier 2012, la loi concernera toute personne éligible aux logements sociaux.

Les associations caritatives regrettent que la loi soit encore mal connue et que seulement 50.600 demandes de logement aient été enregistrées depuis dix mois, alors qu’elle est susceptible de concerner dix fois plus de monde.

Elles soulignent que le droit au logement opposable, salué comme une avancée sociale significative, ne concerne pas seulement les SDF mais les travailleurs pauvres, femmes isolées avec enfant, personnes en logement insalubre.

Pour informer les mal-logés, la fondation Abbé Pierre a affrété un "bus Dalo" aux couleurs du droit au logement. Après avoir sillonné Grenoble, Marseille, Montpellier, Lyon, Metz, Lille et Toulouse, il devait circuler lundi et mardi en Ile-de-France, dit-elle dans un communiqué. (Elizabeth Pineau et Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser)


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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Lundi 1 décembre 2008

Les façons qu'ont les gendarmes de faire de la prévention dans les écoles , c'est proprement inadmissible et révoltant ! On lâche les chiens policiers sur les élèves dans les classes :


1 / Ecole des Métiers du Gers (récit de Patrick Poumirau, professeur témoin des faits)

Transmis depuis un bulletin d’Etoile Filante Lundi 17 novembre 2008, 10h. 30.


Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d'un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris.

Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.

Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d'une ironie douteuse fusent. Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon.

Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau.


Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! » Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun évènement particulier dans l'établissement ne justifiait une telle descente.

La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.


Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l'intervention normale, d'autres souhaitable. Je me dis qu'en 50 ans (dont 20 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure.

Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement.


C'est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes.

http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495235-Les-gendarmes-traquent-le-shit-dans-les-cartables.html ______________________________________________________________________________________________________________________________________ 2 / Collège de Marciac (32)


Un papa un peu bouleversé et très en colère !!! J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers ...On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées....Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage.... Bref je reste interrogateur ! Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l’intérieur de moi.... révolte...... que faire ???


J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté. Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :


« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème. Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs. A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros. Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! » Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »


Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée. Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson. Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe. Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme. Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.

La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe. C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes..... Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... »

Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!! Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! » La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ». J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite.


De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer aux maths ! Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté. Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert ! Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté. Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde. Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ? Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur. Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l’air aussi surpris que nous !


Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question : Que se passe t il ? Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! »

Zoé


Qu’en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ? Il me semble important d’écrire ici que personne du collège n'a jugé important de communiquer sur ces faits( ???).


Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien.


Combien de parents sont au courant ? Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème. Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas...

Frédéric

http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/27/499588-Auch-Polemique-sur-les-controles-de-stupefiants-au-college.html


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par Papyves83 publié dans : Sarkozisme
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Lundi 1 décembre 2008


Avant la fin de l'année le gouvernement devrait dévoiler le tracé retenu (ou un nouveau report) pour la Ligne Grande Vitesse PACA.

Ce projet, d'un coût pharaonique, a pour seul objectif d'amener des milliers de touristes supplémentaires sur la Côte d'Azur, et en aucun cas au delà de Nice, car les Italiens ne le veulent pas.

Il va contribuer à une nouvelle hausse du prix du foncier déjà très élevé dans les Alpes Maritimes, ce qui explique que les spéculateurs de toute nature ainsi que la Chambre de Commerce du 06 se battent pour sa réalisation (quel que soit le tracé).

Peut-on laisser ainsi défigurer notre Provence sous couvert d'un pseudo progrès ? En réalité, il s'agit d'une réalisation fort coûteuse pour la collectivité, mais destinée à servir uniquement les intérêts de quelques uns.

Une dernière occasion nous est donnée de montrer notre détermination pour dire "Non à la LGV PACA" dans une grande manifestation qui aura lieu :

                                                              Samedi 13 décembre
                                                                14h30, à Brignoles
                                        RV au premier giratoire en arrivant de Saint Maximin

Il est important que nous soyons très nombreux car le degré de mobilisation peut encore influencer la décision qui va être prise.


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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Dimanche 30 novembre 2008
"Que peut-il ? Tout.

Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être ;

Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé."


Victor HUGO, dans Napoléon, le petit


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par Papyves83 publié dans : Le môt acide
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