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Vendredi 9 mai 2008

Comme aux heures les plus sombres de la guerre civile, des combats de rues ont éclaté entre milices armées faisant onze victimes. Le Hezbollah s’empare de la partie ouest de la capitale libanaise, sans faire connaître ses intentions.
Hassan Nasrallah, le chef du parti chiite, avait qualifié, jeudi, de "déclaration de guerre" des décisions prises mardi par le gouvernement à l’encontre du Hezbollah.

Les combats entre partisans de l’opposition emmenée par le Hezbollah et ceux du gouvernement ont cessé vendredi à Beyrouth, les combattants du Hezbollah ayant pris le contrôle de l’ouest de la capitale.

Les violents affrontements armés ont éclaté jeudi et se sont poursuivis vendredi, faisant onze morts, dans l’ouest de Beyrouth, quelques instants après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Ce dernier a accusé jeudi le gouvernement libanais de vouloir désarmer la formation chiite affirmant que celle-ci utilisera ses armes "pour "défendre la résistance".

Les violents accrochages armés entre partisans de l’opposition et de la majorité anti-syrienne, qui se sont multipliés mercredi 7 mai à Beyrouth, se sont étendus jeudi à plusieurs villes du Liban. Le pays est paralysé, avec de nombreuses routes bloquées et l’aéroport international fermé. Selon un journaliste de l’AFP et des témoins, les partisans armés de l’opposition gagnent du terrain et contrôlent désormais plusieurs quartiers considérés jusque-là comme des bastions de la formation de Saad Hariri dans l’ouest de Beyrouth où se concentrent les affrontements.

Le Hezbollah a pris le contrôle d’une grande partie de la capitale, dont des organes de presse pro-gouvernementaux comme la chaîne de télévision Future News, au troisième jour d’une campagne de désobéissance, qui a fait au moins 11 morts et 20 blessés. Des hommes armés ont également investi les locaux du journal Al Moustakbal appartenant à Hariri, ont déclaré des témoins. De la fumée s’échappait des fenêtres du bâtiment. Le bruit sourd des grenades et le craquement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit, rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990.

Le gouvernement avait décidé mardi d’enquêter sur un réseau de télécommunications qui aurait été installé par le Hezbollah à travers le pays, et de limoger le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth présenté comme un proche du mouvement chiite. Ce réseau téléphonique privé, enterré, relie les localités du sud et la banlieue sud de Beyrouth, et est destiné selon le Hezbollah "à échapper aux écoutes israéliennes".

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a prévenu jeudi que la crise au Liban ne sera résolue que si le gouvernement revient sur ses décisions prises à l’encontre de la formation chiite et accepte un dialogue national.

Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu" la décision de démanteler le réseau de communications du Hezbollah. Le fils de l’ancien Premier ministre assassiné en 2005 a en outre suggéré que l’armée soit chargée de trancher cette question.

L’ONU lance un appel au calme

Celle-ci est restée jusqu’ici en dehors du conflit, de crainte de voir les soldats déserter et rejoindre leurs communautés.

Selon un des émissaires de l’ONU au Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, le Hezbollah libanais dispose d’une infrastructure paramilitaire massive en marge de l’Etat qui constitue une menace à la paix et à la sécurité régionales.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue" dans une déclaration politique n’ayant pas de valeur contraignante.

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par Papyves83 publié dans : International
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Jeudi 8 mai 2008


En cette fin de semaine, le siège de l’Humanité intégre de nouveaux locaux face au Stade de France. "Un nouveau départ, un nouvel élan" pour Patrick Le Hyaric, directeur du journal.

En cette fin de semaine, l’Humanité déménage. C’est avec un douloureux pincement au coeur que nous sommes contraints de vendre l’immeuble qui abrite le journal depuis 1989.

Nous n’avions pas d’autre choix pour apurer nos comptes et nous conformer aux législations en vigueur.

Ajoutons que le bel immeuble, dessiné par Oscar Niemeyer, à Saint-Denis était devenu trop grand et coûtait de plus en plus cher, comparé à des recettes qui ne sont plus les mêmes qu’à l’époque. L’Humanité emménage dans un bâtiment de qualité, à Saint-Denis, Porte de Paris, à une station de métro de son adresse actuelle, face au Stade de France, dans ce territoire populaire en plein développement.

Ce nouveau lieu doit nous permettre de mieux affronter la crise de notre journal et de la presse en général en abaissant un certain nombre de dépenses. Le déménagement s’accompagne d’une réflexion approfondie et d’actions résolues pour doter l’Humanité d’un projet ambitieux.

C’est en ce sens que nous voulons vous associer, vous les lectrices et les lecteurs,à l’amélioration des contenus de nos journaux avec l’enquête « lecteurs participatifs  ». Nous avons consulté plus de cent responsables syndicaux, associatifs, politiques qui nous ont donné leur opinion sur l’Humanité, ainsi que des spécialistes des médias, de la publicité, des partenaires économiques. Des groupes de travail au sein du journal lui-même y contribuent également.

Ces initiatives se poursuivront jusqu’à l’été. Elles doivent créer les conditions d’un nouvel élan pour l’Humanité dans un contexte très difficile pour l’ensemble de la presse écrite.

Nous sommes à un point tel que la seule alternative laissée aujourd’hui aux quotidiens nationaux serait entre leur perte d’indépendance par le rachat par de grands groupes économiques et financiers ou tout simplement leur disparition.

Nous refusons l’une et l’autre de ces possibilités. Nous nous battrons pour que vive l’Humanité.

Plusieurs spécialistes reconnus des médias nous ont confortés dans l’idée qu’il existe une voie de pérennisation et de développement pour des journaux comme les nôtres, porteurs de convictions, de valeur ajoutée dans le décryptage de l’information.

Qu’il nous soit permis une nouvelle fois d’alerter solennellement le gouvernement et le Parlement sur les grands risques que court la presse écrite nationale, élément fondamental de la démocratie.

Nous réinsistons et appelons à organiser d’urgence une conférence nationale pour le pluralisme de la presse. En même temps que nous menons ce combat acharné pour le pluralisme, nous devons créer les conditions d’une pérennisation durable de l’Humanité. Sans un effort important pour obtenir l’équilibre des comptes chaque année, le journal sera constamment menacé. Il n’y a donc pas d’autre solution que de chercher à augmenter les recettes et de tenter de réduire encore les dépenses.

Dans les conditions actuelles, l’augmentation des recettes passe par un élargissement du nombre de lectrices et de lecteurs, par leur fidélisation, par la préparation d’une diffusion massive du bon de soutien pour la Fête de l’Humanité des 12, 13, 14 septembre prochain, et par la diffusion plus large des hors-série, notamment ceux consacrés à Mai 68 et à l’esclavage.

L’une des principales forces de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche est le réseau d’amis et de militants qui les entourent, les portent, les soutiennent, les diffusent. Nous en appelons à nouveau à leur mobilisation. Nous avons lancé une grande campagne « d’abonnements de parrainage découverte » de l’Humanité Dimanche. Chaque lectrice et lecteur est invité à réaliser un tel abonnement d’un an pour 100 euros ou de six mois pour 55 euros. Si chacun d’entre nous en réalisait un, nous doublerions le nombre de personnes en contact avec le magazine et nous ferions rentrer plusieurs millions d’euros dans les caisses. Nous enclencherions ainsi un cercle vertueux pour parvenir à l’indispensable équilibre des comptes de « l’entreprise Humanité ».
Déjà plusieurs centaines de lectrices et de lecteurs ont réalisé un tel abonnement de parrainage.

De nécessité, le déménagement du siège de l’Humanité doit permettre un nouveau départ, une nouvelle ambition.

Certes, nous devons affronter d’angoissantes difficultés. Mais, au moment où le capitalisme aborde une nouvelle crise globale, le besoin d’un journal porteur des valeurs de l’émancipation humaine va grandir. Alors que la colère monte contre le pouvoir de droite et que des millions de femmes et d’hommes de gauche veulent débattre, inventer les voies d’un vrai changement, l’Humanité et l’Humanité Dimanche peuvent devenir leurs journaux, parce qu’au service de leurs quêtes et de leurs espoirs.

Tous ensemble, équipes de l’Humanitéet de l’Humanité Dimanche, lectrices, lecteurs, amis de l’Humanité, toutes celles et tous ceux qui sont attachés au pluralisme des idées et de la presse, faisons vivre, dans les conditions d’aujourd’hui ce journal de combat et de débat fondé par Jean Jaurès.


Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité






INFORMATIONS PRATIQUES

À compter du lundi 12 mai la nouvelle adresse de l’Humanité est :
164, RUE AMBROISE-CROIZAT, 93 528 SAINT-DENIS CEDEX.
MÉTRO : LIGNE 13, PORTE-DE-PARIS.

Les numéros de téléphone et adresses mails restent inchangés.

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par Papyves83 publié dans : Actualité
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Mercredi 7 mai 2008

Passant outre l’opposition unanime des syndicats, le gouvernement engage sa réforme de l’assurance-chômage intitulée "offre d’emploi valable" qui vise à sanctionner les chômeurs.

A l’issue de la réunion tripartite Etat-syndicats-patronat à l’invitation de Christine Lagarde, la ministre de l’Economie et de l’Emploi, le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a annoncé qu’un projet de loi sera présenté d’ici la fin de la session parlementaire, sans négociation avec les partenaires sociaux.
"L’offre valable d’emploi"

Les scénarios du gouvernement s’appuient sur une définition de "l’offre valable d’emploi".

Le demandeur d’emploi devrait remplir des nouvelles obligations contenues dans "un projet professionnel" conclu avec l’organisme issu de la fusion entre l’ANPE et l’ASSEDIC.

Le projet prévoirait pour les chômeurs pendant les trois premiers mois, d’accepter tout emploi à hauteur de son salaire antérieur.

La donne changerait au bout de trois mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter 5% de diminution de salaire pour tout emploi "compatible avec ses qualifications".

Au bout de six mois : le demandeur d’emploi serait obligé une baisse de salaire de 20%, requérant moins de deux heures de transport par jour.

Au bout d’un an, un chômeur devra accepter tout poste avec un salaire supérieur à son allocation chômage (correspondant en général à 57,4% de son salaire antérieur).

A chaque fois, le chômeur aura droit de refuser un emploi mais au bout de deux refus, il serait sanctionné par une radiation des fichiers de l’ANPE. Cela entraînerait une suppression provisoire de son allocation.

Le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a toutefois indiqué que les sanctions qui s’appliqueraient aux chômeurs dès le deuxième refus successif d’une offre "raisonnable" d’emploi, seraient définies plus précisément au terme d’une réunion avec les partenaires sociaux sur l’indemnisation du chômage.

Le Medef se dit totalement satisfait. Déjà le 6 mai lors de la précédente conférence, la présidente du Medef Laurence Parisot avait emboîté le pas de Christine Lagarde en souhaitant que les conditions dans lesquelles les chômeurs pourront refuser un certain nombre d’offres d’emploi "soient étudiées" entre partenaires sociaux, et non pas imposées par le seul gouvernement.

Le Code du travail permet déjà à l’ANPE de radier les demandeurs d’emplois refusant une offre d’emploi correspondant à leur qualification, à leur expérience, au niveau de salaire pratiqué dans la région ou à leur possibilité de mobilité géographique. Officiellement, 1.500 demandeurs d’emploi sont radiés chaque mois pour refus d’emploi.

En revanche, toutes les organisations syndicales et associations de chômeurs et privés d’emploi ont été unanimes pour rejeter un véritable "plan anti-chomeur".

Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, ce projet va favoriser "le dumping et le moins-disant social" et d’affirmer l’opposition de son organisation syndicale à ce projet.

Pour Gabrielle Simon (CFTC), "le fait que 43% des chômeurs indemnisés sont en activité réduite montre que ce ne sont pas des personnes qui refusent de travailler".
Suppression de la DRE pour les chômeur de plus de 57 ans et demi

La dispense de recherche d’emploi (DRE) accordée au chômeur à partir de 57 ans et demi (55 ans dans certains cas) devrait progressivement disparaître à partir de 2009 pour les personnes venant s’inscrire au chômage.

Le calendrier exact pourrait faire l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux dans le cadre du groupe de travail "emploi des seniors", qui doit se mettre en place prochainement.

Mardi matin, lors d’un déplacement dans le Gard, le chef de l’Etat avait confirmé, sans donner de calendrier, le relèvement progressif du seuil de déclenchement des dispenses de recherche d’emploi.

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par Papyves83 publié dans : Actualité
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Mercredi 7 mai 2008

Le gouvernement renonce à une troisième hausse des tarifs du gaz depuis le début de l’année, pourtant annoncée hier. Les tarifs du gaz pour les particuliers se chauffant au gaz ont déjà augmenté deux fois cette année : de 4% début janvier et de 5,5% fin avril.

A gouvernement impopulaire, retrait de mesures impopulaires. Alors que la Commission de régulation de l’énergie avait proposé une hausse de 1,5% au 1er juillet des tarifs du gaz, soit la troisième depuis le début de l’année, volte-face du gouvernement."Il n’y aura pas d’augmentation pour le consommateur" a afirmé le ministre de l’Ecologie Jean Louis Borloo. La CRE avait pourtant annoncé mardi que les tarifs d’utilisation des canalisations de gaz augmenteraient de 5,6% au 1er juillet, et estimé que cette augmentation devrait être répercutée sur les tarifs aux consommateurs, avec une hausse de 1,5%.

Interrogé lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale sur l’éventualité que le gouvernement avalise cette demande, le ministre a expliqué que la hause du tarif "d’utilisation des 130.000 kilomètres de canalisations qui doit être payé par GDF", serait payée finalement par les "entreprises et actionnaires". "Il n’y aura donc pas d’augmentation pour le consommateur et l’utilisateur", a affirmé Jean-Louis Borloo.

La décision d’augmenter une troisième fois cette année le tarif du gaz, après des hausses de 5,5% le 30 avril et de 4% le 1er janvier, est du ressort du ministère de l’Economie. "Il nous appartiendra, pour la date prévue du 1er juillet, de décider si on met en oeuvre" cette hausse, avait dit auparavant Christine Lagarde.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a défendu que "le gouvernement a pris en compte la donne pouvoir d’achat. Pendant 18 mois, il n’y a pas eu de hausse de prix du gaz", a-t-il ajouté. "Ensuite il en a tenu compte en limitant la hausse."

L’INDECOSA MONTE AU CRENEAU

L’association de consommateurs de la CGT (Indecosa), a de son côté jugé que les hausses du gaz traduisaient "surtout" un "désengagement de l’Etat et la fin programmée de la maîtrise publique du prix de l’énergie". "Il est commode d’invoquer l’augmentation du coût des canalisations sans s’intéresser à la stratégie de Gaz de France de prendre des participations directes dans des gisements gaziers", ajoute l’association de consommateurs, qui demande "une véritable transparence des prix".

Estimant que "les critères sociaux et politiques qui fixaient le prix de vente du gaz vont être progressivement remplacés par des critères purement économiques et financiers", l’Indécosa juge "intolérable de voir le marché régner sans partage sur les relations entre fournisseurs et consommateurs".

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par Papyves83 publié dans : Actualité
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Lundi 5 mai 2008


Nous souhaitons à l’occasion de cette semaine affirmer le rôle positif dans l’Histoire et les acquis pour notre peuple de ces deux mois de lutte intense. Nous voulons donner envie de les prolonger par de nouvelles victoires populaires.

Lancé durant la campagne électorale présidentielle par Nicolas Sarkozy déclarant vouloir « liquider 68 », le débat prend en effet une nouvelle ampleur avec les propos de Daniel Cohn-Bendit voulant ravaler 68 au rôle de folklore dépassé.


Les communistes ont participé à écrire l’Histoire de cette année 1968. «68» fait donc aussi partie de leur Histoire. Et comme pour d’autres périodes historiques, ils la regardent avec lucidité en cherchant ce qui dans cette expérience peut nourrir leurs ambitions à venir et leurs réflexions sur ce qu’il y lieu de changer. Sans volonté de nier ou occulter quoi que ce soit et en mesurant l’enjeu politique actuel du bilan de l’événement.

Une semaine d’initiatives sera organisée, sous le thème : «Vive 68 : regards croisés». Elle sera inaugurée le 13 mai à 18h00 en présence de Marie-George Buffet, au siège national du PCF, et aura une résonance sur tout le territoire national par une multitude d’initiatives prises.

Elle démarrera aussi le 13 mai avec une présence avec le numéro hors série de l’Humanité de militant-e-s devant 50 entreprises qui ont fait 68.


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par Papyves83 publié dans : Actualité
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Samedi 3 mai 2008

«Mensonges, mauvaise foi et provocations»

Les récentes déclarations de Mme Bachelot-Narquin sur l’éventuel déremboursement des frais d’optique, suivies d’un démenti le lendemain, ne font que nourrir la colère des citoyens.

À la mobilisation, le gouvernement répond par une nouvelle provocation, sur le fond comme sur la forme. Car la forme est symptomatique du profond mépris que nous témoignent «le président de tous les Français» et ses ministres. Déclarations. Contre-déclarations. Ils ne tentent même pas de se donner l’apparence de grands démocrates. Non, ils se moquent de nous ouvertement.

Mme Bachelot aurait pu démentir mardi ses propos de la veille en avançant les arguments de la concertation : sur le mode «je vous ai compris». Non. Au lieu de cela, alors que nous l’avons vue à la télé, entendue à la radio, elle ose affirmer : «Je me suis demandé où les commentateurs étaient allés trouver cette affaire.»

Vous savez, le plus terrible, c’est qu’à force, au bout de presque un an de cette soupe à la grimace infâme de mensonges, de mauvaise foi et de provocations, les gens finissent par se résigner.

Tenez, par exemple, hier. Des milliers de lycéens, professeurs, parents défilent régulièrement à Paris, depuis plusieurs semaines, pour exprimer leur refus de la casse (oui, encore) de l’école. Selon Xavier Darcos, s’inquiéter pour 11 000 suppressions de postes, pour la disparition du BEP et la suppression programmée des deux premières classes de maternelle, c’est quand même un peu exagéré. D’où sa réponse, volontairement à côté de la plaque, si j’ose dire : «Il faut que les syndicats enseignants arrêtent de pousser devant eux les élèves pour défendre des revendications uniquement corporatistes.»

Bon… être pris pour des abrutis, on est habitués, non ?

Mais parfois, au détour d’une petite phrase, à laquelle on n’a presque pas prêté attention, tellement on sait que ça va être un énième mensonge, un petit signal d’alarme s’allume dans un coin de notre cerveau.

Hier, sur France Inter, M. Darcos est intervenu une nouvelle fois. J’écoutais d’une oreille distraite. «Méfions-nous, a-t-il dit…. ils (les syndicats lycéens - NDLR) savent le danger qu’il y a à ce que 15 ou 20 000 lycéens circulent dans les rues deux fois par semaine…. On sait très bien comment ça peut finir, par un incident ou que sais-je encore.» «Ils savent le danger…» Ah ? et… quel danger ?

«On sait très bien comment ça peut finir…» Il y a deux ans, ça s’est fini par le retrait du CPE, non ? C’est cela qu’il nous annonce Xavier Darcos ? Un recul du gouvernement ?

«Un incident ou que sais-je encore.» Ah non, tiens. Ça sent plutôt les problèmes. Ou les menaces ?

 

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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Samedi 3 mai 2008

Le 1er Mai a marqué le coup d’envoi d’un mois d’action sociale. Dans les lycées la semaine prochaine, le 15 mai avec les fonctionnaires et dans l’éducation nationale, et le 22 mai contre le projet de réforme des retraites.

Le pouvoir d’achat, les retraites, la lutte des sans-papiers, les lycéens et la mobilisation contre les suppressions de postes d’enseignants dans l’éducation nationale ont traversé slogans et rangs des défilés et manifestations de ce premier mai 2008. A l’échelle internationale, la crise alimentaire et la réponse aux exigences sociales étaient au coeur de cette journée.

Après des appels à la grève dans l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d’une journée nationale d’action et de manifestations la semaine suivante "pour la défense de la retraite solidaire". L’Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu’ils se joignaient au mouvement.

Dans ce contexte, le niveau de mobilisation pour le premier mai avait valeur de test. Un test réussi puisque plus de 250.000 manifestants ont défilé dans des dizaines de défilés et de rassemblements à l’appel unitaire des organisations syndicales (CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires).

 

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Jeudi 1 mai 2008


Le plan gouvernemental sur les retraites transmis dimanche soir aux partenaires sociaux propose de passer à 41 ans la durée de cotisations pour ouvrir le droit à la retraite.

Nicolas Sarkozy prétend que l’allongement de l’espérance de vie impose pour seule et unique solution d’allonger la durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache une dramatique impasse. 50% des retraités touchent une pensions inférieure au SMIC, les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d’années de cotisations et enfin, l’espérance de vie d’un cadre est supérieure à celle d’un ouvrier.

Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite.

Pour le Parti communiste français, il existe une réponse évidente à la question du financement : faire cotiser au même niveau que les salaires, les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à l’ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réforme des retraites sans aborder la question de l’emploi est irresponsable.

Là encore, les statistiques démontrent l’échec de la politique du gouvernement : un tiers des emplois créées sont précaires, et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l’emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l’emploi et de la formation permettant d’assurer à chacun une emploi en rapport avec ses qualifications à un bon salaire.

La réforme des retraites proposée par le gouvernement est dans la droite ligne des précédentes, c’est une machine infernale qui n’a qu’un objectif : abolir le droit à la retraite.

 

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Jeudi 1 mai 2008


Les défilés de la fête du Travail marquent le coup d’envoi d’un mois de mai d’action sociale. Dans les lycées la semaine prochaine, le 15 mai avec les fonctionnaires et dans l’éducation nationale et le 22 mai contre le projet de réforme des retraites.

Cette semaine, L’Humanité Dimanche consacre son numéro à cette actualité sociale. En Vente en kiosque et auprès des militants dans les défilés.



Quarante ans après, les syndicats fêteront aussi mai 1968 sur le pavé. La fête du Travail a cette année pour thèmes centraux le pouvoir d’achat, les retraites et les sans-papiers.

Après des appels à la grève dans l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d’une journée nationale d’action et de manifestations la semaine suivante "pour la défense de la retraite solidaire". L’Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu’ils se joignaient au mouvement.

Dans de nombreuses villes de France, plusieurs syndicats afficheront dès jeudi leur unité derrière une banderole sur "les salaires, le pouvoir d’achat, l’emploi, les retraites et la paix" : à Paris, comme à Marseille, Lille, Tours, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires feront cortège commun.

Dans la capitale, les leaders de ces organisations, exception faite d’Alain Olive (Unsa) qui défilera à Strasbourg, manifesteront côte à côte de la République (départ 14H30) à la Nation. La CFDT n’avait pas défilé à Paris aux côté d’autres organisations depuis 2003.

Dans la lignée du mouvement qu’elle a initié il y a quinze jours en Ile-de-France, la CGT mettra en tête de son carré parisien des salariés sans-papiers.

"Qui mieux que les travailleurs sans-papiers de France pour illustrer La fête du Travail et de la solidarité internationale ?", souligne Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT, estimant qu’"ils ont conquis leur place dans le salariat français".

La question des retraites prendra également une nouvelle importance après l’unanimité syndicale affichée lundi contre le projet gouvernemental.

Mais tous n’ont pourtant pas le même objectif : si FO et la CGT sont fondamentalement contre le passage à 41 ans de cotisation, la CFDT et la CFTC ne sont pas opposées au principe mais estiment que rien n’a été fait, en particulier en matière d’emploi des seniors, pour éviter l’augmentation de la durée de cotisation en 2012.

Le mot d’ordre du 22 mai, volontairement large, n’entend "pas nier les différences d’approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter", ont d’ailleurs précisé les syndicats dans leur communiqué.

 

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Mercredi 30 avril 2008

Xavier Bertrand a confirmé l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans. Front du refus des syndicats. Ils appellent à une journée "pour la défense d’une retraite solidaire" le 22 mai.

Les cinq organisations représentatives des salariés ont fixé les contours de la riposte contre l’allongement de la durée de cotisation : une journée d’actions et de manifestations le 22 mai prochain.

Une semaine tout juste après la grande journée de mobilisation dans la Fonction publique prèvue le 15 mai.

Riposte unitaire le 22 mai

C’est au lendemain de la rencontre avec le ministre du Travail que les syndicats ont lancé cet appel.

Xavier Bertrand, accompagné du secrétaire d’Etat à la Fonction publique, André Santini, et du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, avaient reçu lundi 28 avril à tour de rôle l’ensemble des partenaires sociaux pour discuter de ces mesures.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault avait estimé qu’il n’y avait "aucun point positif" dans le projet de réforme des retraites du gouvernement, qu’il a jugé "gravissime". Le dirigeant syndical avait également lancé un appel à la tenue de manifestations d’ampleur pour le 1er mai.

La réponse syndicale unitaire ne s’est pas faite attendre. Mardi 29 avril, les cinq organisations syndicales appellent à la mobilisation le 22 mai pour "la défense d’une retraite solidaire".

Le gouvernement avait lancé une concertation dont il a fixé par avance l’issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation.
Concertation pour la forme

A l’issue de la première phase de concertation, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait d’ailleurs confirmé que la durée de cotisation passerait à 41 ans en 2012.

Une position qui consacre le refus voire le véritable tabou de la part du gouvernement d’envisager un financement par les entreprises alors que depuis des années ce sont les salariés qui ont consentis de lourds sacrifices afin de maintenir le système par répartition.

Le bilan de la loi Fillon semble montrer au contraire que d’autres mesures, notamment celles que préconisent les organisations syndicales, seraient efficaces.

Comme l’indiquait Yves Housson dans son article daté du vendredi 28 mars : « Depuis 2003, la réforme Fillon a subi l’épreuve du réel. Et le bilan n’est pas à son avantage. La "sauvegarde" du système de retraite devait passer, nous avait-on dit, par l’allongement de la durée d’activité et supposait donc un allongement sans fin de la durée de cotisation : après les 40 ans pour tous exigibles depuis 2008 suivrait le passage aux 41 ans entre 2009 et 2012, et ainsi de suite. En vérité, le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) le constate : le taux d’activité n’a pas augmenté. Signe le plus flagrant de l’échec, seuls 38 % des seniors sont encore en activité. À l’heure de partir en retraite, six salariés sur dix ont déjà été évincés des effectifs des entreprises. Dans ces conditions, l’augmentation des annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein n’a pour effet que de baisser le niveau des pensions. Elle impacte tout particulièrement les salariés aux carrières déjà incomplètes, hachées par la précarité, le temps partiel, le chômage, et voués à de basses retraites. »

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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Mardi 29 avril 2008

En affirmant que "l’espace des libertés progresse" en Tunisie, Nicolas Sarkozy soulève un tollé de la part des défenseurs des droits de l’Homme.

Le Chef de l’Etat a également parlé de la main d’œuvre du Sud et… de "l’intelligence" du Nord.

"Aujourd’hui, l’espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer", a déclaré lundi soir Nicolas Sarkozy à Tunis en préambule à un dîner offert par son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali. "Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l’avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur", a insisté le chef de l’Etat français, délivrant un brevet de bonne conduite à son homologue tunisien.

A trop flatter le régime, Nicolas Sarkozy s’est attiré les foudres des défenseurs tunisiens des droits de l’Homme.

"Je suis déçue. Il ne s’agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la réalité. Je vois que le président Sarkozy ne s’intéresse pas à la réalité de ce pays", a déclaré Khadija Cherif, militante des droits de l’Homme et présidente d’une ONG féministe. "Sa priorité c’est le commerce, mais il devrait savoir que le développement ne peut être qu’économique, a-t-elle ajouté, jugeant ces déclarations comme "une marque de mépris pour la société civile tunisienne".

"Malheureusement sur le terrain nous n’avons pas remarqué de progrès notables, c’est peut-être même le contraire qui se passe en réalité aujourd’hui", s’est étonné Mokhtar Trifi, président de la Ligue de défense des droits de l’Homme.

"C’est la realpolitik qui prévaut. On ne dérange pas un client", estime pour sa part la présidente tunisienne de la Fédération internationale des droits de l’Homme, Souheir Belhassen. "Nicolas Sarkozy parlait de rupture. Il est dans la continuité avec Jacques Chirac."
"L’intelligence du nord"

Outre la question des droits de l’homme, Nicolas Sarkozy entend unir main d’œuvre du Sud et "intelligence" du Nord, pour faire pièce à l’Asie.

Lors d’un forum économique réunissant 500 hommes d’affaires tunisiens et français, le chef de l’Etat s’est défendu de tout post-colonialisme. "Comme une puissance qui partage avec vous une communauté de valeurs, à égalité, a assuré Nicolas Sarkozy. C’est pourtant avec des relents coloniaux qu’il a cru pouvoir distinguer au sud "une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée", et au nord "beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation". "Ensemble, le Nord de la Méditerranée et le Sud de la Méditerranée, on peut créer un pole gagnant-gagnant qui concurrencera l’Asie", créer un modèle qui triomphera dans le monde entier", a-t-il conclu.

 

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par Papyves83 publié dans : Sarkozisme
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Lundi 28 avril 2008

 


Communiqué des parents d'élèves et des enseignants du lycée Maurice Janetti de Saint-Maximin (26 avril) : soutien au mouvement lycéen

 

Les lycéens du lycée Maurice Janetti (Saint-Maximin) sont dans l'action depuis la rentrée scolaire. Le vendredi 4 avril, ils étaient près de 400 dans les rues de Saint-Maximin. Mardi 29 avril, ils seront à nouveau en manifestation (rendez-vous 10h devant le lycée).

 

Leur action s’inscrit dans un mouvement national contre les suppressions de postes dans l’Éducation pour la rentrée 2008, et contre les réformes en cours qui dégradent les conditions d’études : suppressions d’options, bac professionnel en trois ans (nombreuses fermetures de BEP), menaces sur les filières Économique et Sociale et STI. Il s’agit d’un mouvement indépendant que personne ne manipule, ce sont les lycéens eux-mêmes qui décident leurs formes d'actions et leurs revendications.

 

Les organisations syndicales de personnels du lycée Janetti (CGT et FSU), ainsi que les organisations de parents d’élèves FCPE et UPI, soutiennent ce mouvement lycéen et ses revendications.

 

Les parents d’élèves et les enseignants avaient d’ailleurs déjà exprimé depuis plusieurs mois les mêmes inquiétudes, et lors d’un précédent Conseil d’Administration ils avaient dénoncé dans plusieurs motions les difficultés que connaît leur établissement. Ils avaient formulé des revendications en ce sens, et attendent toujours une réponse du rectorat :

« D'autre  part il manque des heures pour assurer les besoins :

- en anglais pour les dédoublements

- en Terminale STL et STI pour les dédoublements en physique appliquée

- 4h en latin

Nous refusons la suppression des BEP et la généralisation des Bac pro 3 ans dès la rentrée 2008.  Nous refusons aussi la suppression de l’agence comptable du lycée Maurice Janetti et d’un poste d’agent administratif ».

Rapellons que le lycée manque de personnels à la vie scolaire, au CDI.

Rappelons que le lycée Janetti n’offre pas une diversité de formation suffisante aux élèves du bassin de St Maximin (pas de STG, pas de section médico-sociale, pas d’option arts plastiques, un seul CAP, seulement 2 BEP industriels).

 

Les fédérations de parents d'élèves, et les organisations d'enseignants du lycée Janetti  participeront à la manifestation organisée par les lycéens mardi 29 avril.

 

En convergence avec les lycéens, les enseignants seront en grève ce même jour à l'appel de leurs organisations syndicales pour défendre un service public d’éducation de qualité répondant aux besoins de la population sur tous les territoires.

 

Parents d'élèves et enseignants considèrent que le rectorat et le ministère portent l’entière responsabilité de ce conflit par leur refus de répondre aux revendications.

 

Contacts

Les représentants enseignants au CA : liste CGT (CGT Educ'action du Var 06 59 95 68 28) et liste FSU (06 75 95 60 12).

Parents d'élèves : Mme Munoz (UPI) 06 30 43 50 19, M.Scimeca (FCPE) 06 07 79 99 81

 

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par Papyves83 publié dans : Luttes
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Dimanche 27 avril 2008


Il n’y a pas de réponse militaire aux maux de la France et du Monde.

Le Président de la République, chef des armées n’a pas été mandaté pour engager la France dans une guerre de civilisation souhaitée par Georges Bush et Al Qaïda!

Une guerre qui à fait en 5 ans en Irak 1 173 743 morts dont 4000 soldats américains !

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